Un nouveau financement de 142 millions d’euros pour transformer le système de santé au Burkina Faso
La Banque mondiale a récemment validé un financement significatif de 142 millions d’euros (soit 150 millions de dollars) via l’Association internationale de développement (IDA), accompagné d’un don de 17 millions de dollars du Mécanisme de Financement Mondial (GFF). Ces fonds sont dédiés au Projet de renforcement de la performance et de la résilience du système de santé (PRPRSS), une initiative ambitieuse visant à moderniser les services de santé au Burkina Faso.
Une priorité accordée aux populations les plus vulnérables
Ce projet cible spécifiquement les femmes, les adolescents et les enfants de moins de cinq ans, trois groupes particulièrement exposés aux risques sanitaires. Son objectif principal ? Améliorer la surveillance des maladies, optimiser l’utilisation des services de santé et de nutrition, et renforcer la résilience des populations face aux crises sanitaires. Les zones reculées et les personnes déplacées internes bénéficieront d’une attention particulière, afin de réduire les inégalités d’accès aux soins.
Un engagement fort pour l’inclusion et la résilience
« Le développement humain est au cœur de notre stratégie, car il conditionne l’inclusion sociale et la stabilité économique », déclare Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant de la Banque mondiale au Burkina Faso. Ce projet s’inscrit dans la continuité des efforts du gouvernement pour renforcer la résilience du secteur santé, en complément du Projet de protection du capital humain, déjà doté de 100,4 millions de dollars. Ensemble, ces initiatives visent à améliorer la fourniture des services sociaux essentiels et à consolider les institutions publiques.
Selon Luc Laviolette, chef du Secrétariat du GFF, « investir dans la santé des femmes, des adolescents et des enfants est un levier clé pour accélérer le développement et la prospérité des nations. Ce partenariat avec le Burkina Faso permettra de bâtir un système de santé plus robuste, même dans les régions les plus fragilisées ».
Renforcer la préparation aux urgences sanitaires
Moussa Dieng, responsable du portefeuille santé à la Banque mondiale, souligne l’urgence de ce projet : « Il arrive à point nommé, car il renforcera les capacités du pays à répondre aux crises sanitaires tout en améliorant la qualité et l’efficacité des services de santé et de nutrition. Il soutiendra également les réformes en cours au sein du Ministère de la Santé, en matière de gouvernance, d’équité et de financement durable ».
Un alignement stratégique avec les objectifs régionaux
Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui vise à renforcer le contrat social en consolidant les institutions chargées de fournir des services sociaux de base. En ciblant les populations les plus vulnérables, il contribue à réduire les disparités et à promouvoir une croissance inclusive.
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