14 mai 2026

Faure Gnassingbé en première ligne : l’opération Koundjoaré, pilier de la sécurité togolaise

Le jeudi 7 mai 2026, le président togolais, chef suprême des armées, s’est rendu au cœur de l’opération Koundjoaré, déployée dans l’extrême nord du Togo. Cette visite stratégique, menée au plus près du danger, visait à soutenir des troupes engagées dans un conflit d’usure face à l’extrémisme violent menaçant la région des Savanes. Chaque instant de ce déplacement était crucial, marqué par le vrombissement des hélicoptères brisant le silence lourd de menaces.

Dans cette zone frontalière, où l’harmattan cède la place aux intenses chaleurs de mai, la démarcation territoriale est bien plus qu’une simple ligne sur une carte. Elle représente une zone de tension constante. L’ennemi, insaisissable et sans uniforme, se dissimule derrière chaque élément du paysage. C’est dans ce cadre hostile, où le Togo mène une bataille essentielle pour son intégrité nationale, que Faure Gnassingbé est arrivé aux alentours de 10 heures ce jour-là.

Accueilli par le colonel Latiémbé Kombaté, commandant supérieur de l’opération Koundjoaré, le chef de l’État n’effectuait pas une simple inspection. La situation était grave. La haute hiérarchie militaire considère l’environnement sécuritaire régional comme « préoccupant », soulignant que chaque décision sur le terrain a des répercussions directes sur des vies humaines.

Ministère Des Armées

Au quartier général : analyse de la menace sécuritaire

La première phase de cette immersion présidentielle s’est déroulée à huis clos, au sein du Poste de Commandement Opérationnel (PCO). Faure Gnassingbé, le président du Conseil, a participé à un briefing détaillé sur l’évolution de la menace sécuritaire, avec des cartes satellites et des rapports de renseignements à l’appui.

Les officiers ont présenté la complexité du terrain : une guerre asymétrique, la menace des engins explosifs improvisés (IED), les tentatives d’infiltration de groupes armés terroristes venus du Sahel, et la difficulté persistante de sécuriser des centaines de kilomètres de frontières poreuses.

Face à ces défis, le chef suprême des armées a écouté attentivement les responsables militaires, posant de multiples questions sur les contraintes opérationnelles et matérielles rencontrées par les troupes au front. Il a ensuite souligné l’impératif d’une adaptation constante, insistant sur le renforcement des dispositifs de sécurité, l’optimisation de la réactivité des unités et l’amélioration de l’efficacité opérationnelle pour minimiser les vulnérabilités du Togo.

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Tchamonga : au plus près des forces de défense togolaises

Le moment le plus emblématique de cette visite restait à venir. Le chef de l’État a repris son vol vers l’Est pour atteindre le poste opérationnel avancé (POA) de Tchamonga, une localité située directement sur la bande frontalière.

Ici, la réalité du terrain s’est manifestée de manière encore plus concrète. Devant une « caisse à sable » – une maquette tactique simulant les positions ennemies – le président a pris connaissance des mécanismes de patrouille et des scénarios d’intervention mis en œuvre dans cette zone stratégique.

Puis, il y a eu la rencontre directe avec les soldats. Des visages marqués par les veilles nocturnes, les conditions climatiques extrêmes et la pression constante, mais des regards empreints d’une détermination inébranlable. Faure Gnassingbé a pris la parole pour saluer le dévouement et le sacrifice des forces engagées, pleinement conscientes que plusieurs de leurs camarades ont déjà payé le prix ultime pour la sécurité nationale.

Il a exhorté les troupes à maintenir une vigilance absolue face à une menace mouvante et imprévisible, tout en réaffirmant le soutien indéfectible de la haute hiérarchie militaire du Togo.

Le président du Conseil a également rappelé que les besoins des forces armées sont progressivement satisfaits par le renforcement des équipements et des capacités opérationnelles. Un message fort, destiné à soutenir le moral des hommes déployés sur cette ligne de front vitale.

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Koundjoaré : une stratégie multidimensionnelle pour le Togo

Pourquoi cette visite revêt-elle une importance capitale aujourd’hui ? Car la bataille des Savanes ne se gagnera pas uniquement par des moyens militaires. Elle se joue également dans l’esprit des populations locales, souvent ciblées par l’endoctrinement terroriste.

Le déplacement présidentiel a mis en lumière l’approche globale, ou « holistique », adoptée par le gouvernement du Togo pour contrer la propagation de l’insécurité :

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             │       APPROCHE HOLISTIQUE DE LA SÉCURITÉ         │
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                                      │
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 │ MILITAIRE     │            │ SOCIALE (PURS)│            │ PRÉVENTION    │
 │ Opération     │            │ Urgence dans  │            │ CIPLEV        │
 │ Koundjoaré    │            │ les Savanes   │            │ Dialogue &    │
 │ (Le Bouclier) │            │ (Résilience)  │            │ Communautés   │
 └───────────────┘            └───────────────┘            └───────────────┘

Si l’opération Koundjoaré constitue le bouclier militaire essentiel, l’État déploie en parallèle plusieurs programmes visant à renforcer la résilience des populations locales :

  1. Le PURS (Programme d’Urgence pour la Région des Savanes) : Il vise à apporter des services de base comme l’eau potable, l’électricité, des infrastructures éducatives et des routes, afin de prévenir que la pauvreté ne serve de terreau à l’extrémisme.

  2. Le CIPLEV : Ce comité interministériel collabore étroitement avec les chefs traditionnels et les jeunes pour identifier les signaux de radicalisation et consolider la cohésion sociale.

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Une diplomatie active pour la stabilité régionale

Cette visite sur le front a également souligné l’importance de la coopération sécuritaire entre le Togo et ses nations voisines, notamment le Bénin et le Burkina Faso. Les autorités togolaises réaffirment qu’une lutte efficace contre l’extrémisme violent nécessite une coordination régionale sans faille.

Dans un contexte ouest-africain caractérisé par des recompositions géopolitiques et des vulnérabilités sécuritaires, la stabilisation du nord du Togo revêt une portée qui dépasse désormais les frontières nationales.

En se rendant à Tchamonga, au contact direct des unités engagées, Faure Gnassingbé a envoyé un message clair : le Togo est déterminé à maintenir une pression constante sur les groupes armés et à préserver l’intégrité de son territoire, malgré un environnement régional particulièrement instable.