22 mai 2026

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Enlèvements d’enfants dans le sud du Nigeria : boko haram pointé du doigt par l’armée

Des survivants et des proches des victimes d'une attaque présumée de Boko Haram marchent à Babban Gide. Au moins 81 personnes ont péri et plusieurs sont portées disparues après une attaque menée par des djihadistes présumés de Boko Haram dans l'État de Yobe, au nord-est du Nigeria

Dans l’État de Yobe, situé au nord-est du Nigeria, une attaque d’une violence inouïe a été perpétrée contre la population civile. Les autorités locales confirment que des éléments présumés de Boko Haram sont responsables de cette tragédie, marquée par des enlèvements d’enfants et un bilan humain lourd.

Une attaque d’une brutalité sans précédent

Le dimanche 4 septembre 2024, vers 16 heures, plus de 150 individus armés, circulant à bord de plus de 50 motos, ont pris d’assaut le quartier de Mafa. Ces assaillants, identifiés comme des djihadistes présumés, ont ouvert le feu sur les habitants, semant la terreur et la désolation. Selon les témoignages recueillis, leur objectif était clair : semer la peur et enlever des enfants.

Un bilan humain accablant

Les autorités locales rapportent un lourd bilan : au moins 81 personnes ont perdu la vie, tandis que plusieurs autres restent portées disparues. Parmi les victimes, des familles entières ont été touchées, laissant derrière elles des proches en proie au chagrin et à l’incompréhension. Les survivants, encore sous le choc, décrivent une scène apocalyptique où des enfants ont été arrachés à leur foyer.

Abdulkarim Dungus, porte-parole de la police de l’État de Yobe, a confirmé l’implication présumée de Boko Haram dans cette attaque. Les assaillants, équipés de fusils et de lance-roquettes, ont agi avec une détermination et une cruauté qui rappellent les méthodes employées par ce groupe terroriste ces dernières années.

Les conséquences d’une violence aveugle

Cette attaque s’inscrit dans une série d’actes terroristes qui frappent régulièrement le nord-est du Nigeria. Les populations locales, déjà fragilisées par des années de conflits, se retrouvent une fois de plus victimes de la barbarie. Les enlèvements d’enfants, en particulier, sont devenus une arme de terreur, visant à briser le moral des communautés et à affaiblir la résistance face à l’extrémisme.

Les autorités nigérianes, confrontées à cette nouvelle tragédie, appellent à une mobilisation renforcée pour protéger les civils et mettre fin à ces exactions. Pourtant, malgré les opérations militaires en cours, la menace persiste, et les populations restent sous haute tension.

Une région en proie à l’instabilité

Le nord-est du Nigeria, théâtre de violences récurrentes, est devenu un symbole des défis sécuritaires auxquels le pays doit faire face. Les attaques de Boko Haram et d’autres groupes armés ont plongé des milliers de familles dans le désespoir, les forçant à quitter leurs foyers pour échapper à la barbarie. Les enlèvements d’enfants, en particulier, restent l’une des conséquences les plus dévastatrices de ce conflit.

Alors que les autorités nigérianes tentent de rétablir la sécurité, la communauté internationale observe avec inquiétude l’évolution de la situation. Les enlèvements d’enfants, en particulier, suscitent une indignation croissante et appellent à une réponse urgente et coordonnée.