Le Burkina Faso a décidé, ce mardi 14 juillet 2026, de déclarer persona non grata deux diplomates en poste au sein de la délégation de l’Union européenne à Ouagadougou. Cette mesure, qui concerne le chef de délégation adjoint chargé de la presse et de l’information ainsi que la responsable des programmes, impose aux deux intéressés un départ sous 72 heures, à compter de la notification officielle.
Aucune justification n’a été avancée par les autorités burkinabè quant aux raisons de cette expulsion. Une décision qui s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre Ouagadougou et Bruxelles.
Une série de mesures diplomatiques récentes
Quelques semaines plus tôt, le 22 juin 2026, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, avait convoqué l’ambassadeur de l’Union européenne, Daniel Aristi Gaztelumendi, pour protester contre une résolution adoptée par le Parlement européen. Cette dernière, jugée « hostile » et « inacceptable », avait été qualifiée d’ingérence inacceptable dans les affaires intérieures du pays.
Cette expulsion s’ajoute à un climat diplomatique déjà tendu entre le Burkina Faso et ses partenaires européens. Le 26 juin dernier, Ouagadougou avait annoncé la rupture totale de ses relations avec la France, marquant un tournant dans la politique étrangère du pays.
Un refroidissement des liens avec l’Europe
Cette décision illustre une volonté croissante de Ouagadougou de marquer son indépendance face aux institutions européennes. Les autorités burkinabè semblent privilégier une ligne de plus en plus affirmée en matière de souveraineté nationale, comme en témoignent les récentes prises de position contre les pressions extérieures.
Les observateurs s’interrogent désormais sur l’impact que cette expulsion pourrait avoir sur les relations futures entre le Burkina Faso et l’Union européenne, alors que la région reste sous haute tension politique.
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