16 juillet 2026

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Crise démocratique en afrique : le plaidoyer de Salomon Beas contre les leaders opportunistes

Politique

Crise démocratique en Afrique : le plaidoyer de Salomon Beas contre les leaders opportunistes

Pour Salomon Beas, ancien figure du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), la quête effrénée du pouvoir présidentiel parmi certains dirigeants de l’opposition africaine constitue un obstacle majeur à l’épanouissement démocratique sur le continent.

Liliane Ndangue
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Pour l’ancien militant du MRC Salomon Beas, la quête exclusive du pouvoir présidentiel par certains leaders politiques africains représente un frein majeur à l’enracinement démocratique.

Dans une récente tribune publiée sur sa page Facebook, Salomon Beas, ancien membre du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), dénonce ces responsables politiques de l’opposition qui ne cherchent qu’à accéder à la magistrature suprême.

« Dans un contexte politique où des fonctionnaires et administrateurs se transforment soudainement en leaders sans aucune étape de transition, la démocratie peine à s’installer durablement. Ces derniers n’ont d’autre ambition que de devenir rapidement président de la République, sans pour autant œuvrer à une transformation profonde des mentalités des populations qu’ils prétendent diriger. Leur quête effrénée du pouvoir les pousse à s’entourer uniquement de suiveurs, excluant toute contradiction ou esprit critique, réduisant ainsi le champ politique à une arène de cris du dimanche, incapables d’initiatives ou d’actions concrètes. À terme, leurs projets s’épuisent avec leur retraite, laissant derrière eux des structures politiques stériles.

Pour Salomon Beas, un véritable leader doit rejeter les pratiques autoritaires du régime en place et embrasser une vision authentique de la démocratie.

« Face à ce système, les dictatures se régénèrent sans cesse, et le modèle politique se reproduit, perdurant sur des décennies tout en affectant durablement la gouvernance. Un leader qui ne comprend pas que la démocratie repose sur des convictions partagées, une vision collective et des projets inclusifs — admettant même que son collaborateur le moins gradé puisse incarner une ambition politique supérieure à la sienne — verra immanquablement ses ambitions échouer. Le succès en politique ne découle pas de l’accession au pouvoir par la force, mais de la capacité à inspirer les populations, donnant naissance à des talents bien supérieurs aux siens. »

L’Afrique centrale souffre d’une maladie endémique qui étouffe la démocratie : celle de ces présidents de partis politiques qui se comportent comme des bergers de sectes mystiques, cherchant des fidèles plutôt que des militants engagés et des challengers politiques potentiels.

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