23 juillet 2026

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Crise au Sahel : le Mali accuse une attaque contre goïta et le Burkina ferme tv5monde

crise au Sahel : le Mali accuse une attaque contre goïta et le Burkina ferme tv5monde

Au cœur de Bamako, l’atmosphère reste tendue plusieurs semaines après les violents événements du 25 avril. L’armée malienne a confirmé que ces attaques, ayant entraîné la mort du général Sadio Camara, visaient en réalité une cible bien plus haute : la direction même du pouvoir transitoire. Les autorités ont révélé l’existence d’un complot d’une extrême précision, impliquant des engins explosifs improvisés lancés à grande vitesse.

Lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale, le commandant Djibrila Maiga, sous-directeur des relations publiques des forces armées, a livré des détails glaçants. Selon lui, l’objectif était clair : éliminer les plus hautes autorités du pays, dont le président de la transition Assimi Goïta. Un véhicule kamikaze se dirigeait précisément vers la résidence présidentielle, symbole même de la souveraineté malienne.

La riposte des autorités maliennes ne s’est pas fait attendre. En réaction, le Burkina Faso a pris une mesure radicale en suspendant la diffusion de TV5Monde sur son territoire. Le Conseil supérieur de la communication burkinabè justifie cette décision par des accusations graves : la chaîne aurait contribué à l’apologie du terrorisme et à la déstabilisation des institutions maliennes.

Dans les rues de Ouagadougou, les réactions sont partagées. Certains citoyens approuvent cette interdiction, comme Flore Guigma, qui déclare : Il est inacceptable que des médias diffusent des messages encourageant le terrorisme sous couvert d’information. D’autres, comme Serge Théophile Bancé, expriment leur malaise face à une couverture médiatique perçue comme méprisante : Ces chaînes affichent une condescendance insupportable dans leur traitement de l’actualité africaine.

Cette décision s’inscrit dans une série de restrictions contre des médias internationaux depuis l’avènement du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. Des titres majeurs comme Le Monde, LCI, France 24, RFI, BBC News et Voice of America ont déjà subi des suspensions similaires. Reporters sans frontières a réagi en dénonçant une mesure opaque réduisant dangereusement l’espace médiatique dans la région.