21 juillet 2026

Afrique Horizon

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Coupe du monde 2026 : l’espagne affronte l’argentine en finale après un parcours européen exceptionnel

Coupe du monde 2026 : l’Espagne en route vers la finale face à l’Argentine après une soirée européenne historique

Baromètre des performances des équipes européennes lors de la coupe du monde 2026

La coupe du monde 2026, qui s’est déroulée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, touche à sa fin après cinq semaines de compétition intense. Une seule rencontre reste à jouer pour sacrer le nouveau champion du monde : ce soir à New York, à 21h (heure française), l’Espagne affrontera l’Argentine, tenante du titre. Une finale 100% sud-américaine et européenne, un affrontement riche en histoire et en enjeux.

La France termine quatrième après une finale pour la troisième place mouvementée

La France, qui disputait hier soir à Miami la « petite finale » face à l’Angleterre, n’a pas réussi à offrir une victoire à son sélectionneur Didier Deschamps. Dans un match d’une intensité rare, marqué par un scénario que le technicien français n’avait encore jamais connu, les Bleus se sont inclinés 4 à 6. Menés 0-4 à la mi-temps, ils ont réagit après la pause avec deux buts de Kylian Mbappé, mais n’ont pas suffi à renverser la tendance face à des Anglais solides dans les dernières minutes. Une fin de parcours amère pour Deschamps, qui quitte son poste après 14 ans de mandat avec un bilan exceptionnel : 120 victoires, 35 nuls et 30 défaites en 185 matchs.

Kylian Mbappé termine quant à lui meilleur buteur de la compétition avec 10 réalisations, et devient également le meilleur buteur de l’histoire des coupes du monde avec 22 buts, dépassant Lionel Messi (8 buts en 2026, 21 au total). Les Bleus quittent donc le Mondial à la quatrième place, après une finale en 2022 et un titre en 2018.

L’Argentine en quête d’un doublé historique face à l’Espagne

De son côté, l’Argentine de Lionel Messi se présente ce soir au MetLife Stadium de New York (82 500 places) avec une ambition : réaliser un doublé après ses titres en 2022 et 2026. Un exploit que seuls le Brésil (1958, 1962) et l’Italie (1934, 1938) ont accompli dans l’histoire de la compétition. Les Argentins peuvent compter sur la meilleure attaque du tournoi (19 buts marqués, soit 2,72 buts par match) et sur leur leader, Messi, qui brille aussi par son sens du but (8 buts) et des passes décisives (4).

L’Espagne, mur défensif et maître du jeu, en quête du titre suprême

Face à eux, l’Espagne incarne une autre forme d’excellence : une défense de fer et une maîtrise collective du jeu. Les Ibériques ont aligné six clean sheets en sept matchs et n’ont encaissé qu’un seul but en phase finale (face à la Belgique en quart de finale, 2-1). Leur jeu, basé sur une régularité de passes exceptionnelle, a fait d’eux l’une des équipes les plus redoutables du tournoi. Trois Espagnols figurent d’ailleurs en tête du classement des passes réussies, avec Rodri en tête (694 passes) et sacré ballon d’or 2024. Leur capacité à conserver le ballon pourrait être un casse-tête pour l’attaque argentine.

Un baromètre quotidien pour suivre les équipes européennes

Tout au long de ce Mondial, le baromètre européen a permis de décrypter chaque jour les performances des sélections du Vieux Continent. Chiffres clés, déclarations marquantes et temps forts : un suivi quotidien pour comprendre l’actualité des 16 nations européennes engagées au départ. Trois d’entre elles ont atteint les demi-finales, et une seule reste en course pour le titre. Une couverture qui a su captiver les passionnés de football, preuve que l’actualité sportive européenne peut aussi offrir une perspective unique et enrichissante.

Le chiffre à retenir : 1 but encaissé vs 19 buts marqués

L’Espagne a concédé un seul but en phase finale, face à la Belgique en quart de finale. Une performance défensive exceptionnelle, qui contraste avec l’efficacité offensive de l’Argentine, auteure de 19 buts en 7 matchs. Une opposition de styles qui promet un spectacle intense ce soir à New York.

Les déclarations post-match : un hommage à Didier Deschamps

À l’issue de la défaite face à l’Angleterre, les joueurs français ont rendu un vibrant hommage à leur sélectionneur, Didier Deschamps, qu’ils voulaient voir quitter son poste sur une victoire. Une ambition qui n’a pas abouti. Dans la salle de presse, les larmes aux yeux, Deschamps a salué « la belle aventure » et l’honneur d’avoir porté le maillot de l’équipe de France. « Porter ce maillot, il n’y a rien de plus beau », a-t-il déclaré. Quant à son avenir, il reste en suspens : « J’ai le choix », a-t-il simplement confié. Son successeur pourrait bien être Zinedine Zidane, selon les rumeurs persistantes.

Espagne-Argentine : une première en finale de Coupe du monde

Cette finale entre l’Espagne et l’Argentine est une grande première. Les deux nations, bien que rivales historiques sur le continent sud-américain, ne se sont affrontées qu’à 14 reprises dans leur histoire, avec un bilan équilibré : six victoires de chaque côté. Leur dernier duel en amical, en mars 2018 à Madrid, s’était soldé par une large victoire espagnole (6-1), avec Lionel Messi absent pour blessure. Ce soir, le meneur argentin sera bien présent sur le terrain, et pourrait bien faire basculer la rencontre dans les dernières minutes, comme il l’a déjà fait face à l’Égypte et à l’Angleterre.

Face à cette équipe d’Espagne, qui mise sur son collectif et sa capacité à étouffer l’adversaire par la possession, l’Argentine devra compter sur son génie individuel et son expérience en matchs serrés. Les Français, qui ont affronté les deux équipes, peuvent en témoigner.

Une finale sous haute tension politique

La finale de ce soir n’est pas seulement un affrontement sportif. Dans les tribunes du MetLife Stadium d’East Rutherford, aux côtés des supporters, Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol, assistera au match en compagnie de Donald Trump. Une cohabitation qui n’a rien d’anodin : les relations entre les deux hommes se sont fortement dégradées depuis la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, à laquelle l’Espagne s’est fermement opposée. « Nous ne serons pas complices de quelque chose qui est mauvais pour le monde et contraire à nos valeurs », avait déclaré Sanchez, après le déclenchement du conflit. La tension a encore monté fin mars, lorsque l’Espagne a refusé que les États-Unis utilisent des bases militaires en Andalousie pour des frappes contre l’Iran.

Le 8 juillet, lors du sommet de l’OTAN en Turquie, Trump a une nouvelle fois tancé Sanchez, menaçant de « cesser tout échange commercial » avec l’Espagne. Pourtant, ce match pourrait offrir une parenthèse, voire un apaisement. Peut-être que la famille royale espagnole, présente au stade avec le roi Felipe VI, saura rendre cette rencontre moins tendue. De son côté, le président argentin Javier Milei a choisi de regarder le match à la télévision, « par superstition », perpétuant un rituel qui aurait porté chance à l’Albiceleste jusqu’ici.