11 juillet 2026

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Congo-Kinshasa : la C64 expose ses conditions fermes pour un dialogue politique constructif

Après son déplacement à Bujumbura, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a tenu une conférence de presse ce jeudi 9 juillet 2026 pour rendre compte de ses échanges avec le président burundais, Évariste Ndayishimiye.

Faisant face aux accusations de compromission avec le régime du président Tshisekedi, les figures de proue de la C64 ont tenu à clarifier leur position. Martin Fayulu et ses alliés ont ainsi affirmé n’avoir en aucun cas sollicité cette rencontre avec le président Ndayishimiye. L’initiative, selon eux, émanait du chef d’État burundais, agissant en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine. Confrontés aux propositions de leur hôte, qui les invitait à privilégier le dialogue politique et la cohésion nationale, les leaders de la coalition ont accepté ce principe, tout en y attachant des préalables non négociables.

Pour la C64, un véritable dialogue est impérativement subordonné à l’abandon public et définitif de tout projet de modification constitutionnelle. Ils exigent également la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt immédiat des poursuites judiciaires à caractère politique, et le rétablissement complet des libertés publiques. Si les leaders de la C64 ont manifesté leur ouverture au dialogue, ils insistent sur le respect de certains principes fondamentaux, qu’ils considèrent comme inaliénables.

Ces principes essentiels incluent le respect scrupuleux de la Constitution, la consolidation de l’État de droit, et la sauvegarde de la souveraineté du peuple congolais. La C64 souligne que l’échec des précédents processus de paix en République démocratique du Congo découle précisément de l’ignorance persistante de la dimension politique de la crise, laissant les causes profondes sans solution.

Le projet de révision constitutionnelle promu par le régime Tshisekedi est perçu par la coalition comme un problème politique majeur, d’autant plus préoccupant dans le contexte actuel de guerre et d’occupation partielle du territoire national. À cet égard, la C64 a réaffirmé son opposition farouche à toute modification de la Constitution, plaidant avec force pour le maintien de l’ordre institutionnel établi. Ces revendications seront portées lors d’une marche pacifique prévue le 22 juillet prochain, en direction du Palais de la Nation. L’objectif final de cette mobilisation est d’exiger la démission du président de la République, Félix Tshisekedi, accusé d’avoir trahi son serment constitutionnel.