2 août 2026

Afrique Horizon

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Cameroun : l’absence du chef de l’État cristallise les tensions politiques

Cameroun : l’absence du chef de l’État cristallise les tensions politiques

Cameroun : l'absence prolongée du chef de l'État au centre des débats

Deux mois d’absence, huit mois après sa réélection pour un huitième mandat, une situation inédite pour le Cameroun.

Inédite, mais pas illégale, selon les déclarations de Benoît Ndong Soumeth, ministre chargé de mission à la Présidence. « Une population peut légitimement s’interroger sur le bien-être de son dirigeant. Le ministre-directeur du Cabinet civil a confirmé que tout va bien. Sa réponse doit suffire à apaiser les craintes. Aucune situation d’exception ni d’urgence ne justifie ces interrogations », affirme-t-il.

Pourtant, Roger Justin Noah, secrétaire général adjoint numéro un et secrétaire national à la communication par intérim du MRC, parti d’opposition de Maurice Kamto, y voit un manque de respect envers les Camerounais.

« Le peuple camerounais mérite une transparence totale »

« Pourquoi avoir modifié les règles électorales pour s’absenter des semaines durant en Europe ? Si des problèmes de santé persistent, le peuple camerounais a le droit de le savoir. Il est inacceptable de laisser planer le doute sur l’état du président de la République. »

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Une polémique inutile pour Cabral Libii, arrivé troisième à l’élection présidentielle d’octobre. Selon lui, l’enjeu se situe ailleurs : « Que le président soit au Cameroun ou à l’étranger, la légalité reste la même. Il existe un vide juridique à exploiter. Avec les législatives et municipales qui approchent, votons massivement pour renverser ce régime », déclare l’opposant.

Le député PCRN mise sur un changement de majorité pour réformer les textes encadrant les séjours présidentiels à l’étranger.