24 juillet 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

Calendrier électoral camerounais : appel à une union de l’opposition

politique

Calendrier électoral camerounais : Joshua Osih exige un front uni de l’opposition

Au Cameroun, le président du Social Democratic Front (SDF), Joshua Osih, lance un appel solennel pour le respect strict du calendrier électoral. Selon lui, ce calendrier relève de la souveraineté populaire et non des décisions gouvernementales.

Marturin ATCHA
2 min de lecture

Un calendrier électoral sous haute tension

Lors d’une conférence de presse tenue mercredi dernier, Joshua Osih a martelé son message : les élections doivent se tenir à la date prévue, sans aucun report. Pour le leader du SDF, le calendrier électoral constitue un droit inaliénable du peuple camerounais, et non une prérogative gouvernementale.

« Le calendrier électoral n’appartient pas au gouvernement. Il appartient au peuple. J’appelle toute l’opposition à former un front commun pour exiger son respect absolu », a-t-il déclaré avec fermeté. À ce jour, aucune réaction officielle n’a été enregistrée parmi les autres formations politiques.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des reports successifs des élections municipales et législatives. Le gouvernement camerounais a justifié ces ajournements par des contraintes financières, logistiques et sécuritaires, ainsi que par la nécessité d’aménager le calendrier électoral.

Des reports qui alimentent les tensions politiques

Rappelons que le projet de loi gouvernemental, adopté par l’Assemblée nationale, a été concrétisé par un décret présidentiel en juin 2026. Cette mesure a prolongé les mandats en cours jusqu’en février 2027, suscitant des interrogations sur la volonté réelle du régime de respecter les échéances démocratiques.

Face à cette situation, Joshua Osih mise sur une mobilisation unifiée de l’opposition pour faire pression sur le pouvoir en place. Son objectif : contraindre l’exécutif à organiser les scrutins dans les délais constitutionnels, garantissant ainsi la légitimité des institutions.

Le débat sur le calendrier électoral camerounais s’intensifie, alors que la population attend des garanties sur la tenue des prochains scrutins. Une union des forces politiques pourrait-elle faire basculer la donne ?