Une visioconférence cruciale s’est tenue dimanche, réunissant Mohamed Arkab, ministre d’État et ministre des Hydrocarbures d’Algérie, et Hamadou Tini, son homologue nigérien en charge du Pétrole. Au cœur des discussions : l’intensification des liens bilatéraux dans le dynamique secteur des hydrocarbures, marquant une étape importante pour la coopération entre les deux nations.
Cette séance de travail, à laquelle ont participé des hauts fonctionnaires des ministères concernés des deux nations, a mis en lumière les récentes initiatives du géant Sonatrach en République du Niger. Une attention particulière a été portée au champ pétrolier du bloc Kafra. Ces avancées s’inscrivent dans le prolongement direct du mémorandum d’entente algéro-nigérien signé le 24 mars 2026, un accord scellé lors de la 2e session de la Grande commission mixte algéro-nigérienne de coopération, alors coprésidée par les Premiers ministres Sifi Ghrieb et Ali Lamine Zeine.
Les discussions ont également porté sur une évaluation approfondie de la progression des opérations d’aménagement et d’exploration au sein du bloc Kafra. Il a été question de la coordination essentielle entre le groupe Sonatrach, par le biais de sa filiale Sonatrach International Production and Exploration Corporation (SIPEX), et la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP).
Les ministres ont unanimement insisté sur l’intégration des entreprises et des compagnies nigériennes dans les projets énergétiques. Cette démarche vise à renforcer le contenu local et à stimuler le développement économique du Niger, contribuant ainsi à une plus grande souveraineté Afrique dans le secteur.
Par ailleurs, des stratégies ont été étudiées pour intensifier la coopération dans les domaines de la formation, du transfert technologique et du partage d’expertises. Cela passera par la mise en place de programmes de formation ciblés pour les cadres et techniciens, ainsi que par l’établissement de partenariats solides entre des entités nationales clés comme Sonatrach, SONIDEP et Naftal. L’objectif est d’optimiser des segments cruciaux tels que le transport, le stockage, la distribution et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en produits pétroliers, un pilier pour la prospective Afrique énergétique.
En clôture de ces échanges, les deux ministres ont réitéré leur engagement ferme à consolider la coopération bilatérale dans le secteur des hydrocarbures. Ils ont souligné l’importance de concrétiser les projets définis, considérant cette synergie comme un levier essentiel pour le développement économique et l’intégration énergétique, des éléments clés de l’actualité africaine et de la diplomatie africaine.
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