16 juillet 2026

Afrique Horizon

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Tshisekedi fixe l’objectif de porter l’accès à l’eau potable à 60 % d’ici à 2035 en RDC

Devant les chefs d'État, les experts et bailleurs réunis dans la capitale tchadienne, le chef de l'État congolais a mis en avant l'immense potentiel hydrique de son pays. Il a toutefois rappelé que ce potentiel doit se traduire en services concrets pour les populations.

L'accent est mis sur l'accès à l'eau potable

Au-delà de l'eau potable, la RDC vise également 50 % d'accès aux services d'assainissement et d'hygiène à l'horizon 2035. Un double objectif qui, selon la présidence congolaise, doit permettre de réduire les maladies liées à l'eau et d'améliorer le cadre de vie.

Le président a également présenté les objectifs que la République démocratique du Congo entend atteindre en matière d'infrastructures sociales. À l'horizon 2035, le gouvernement ambitionne de garantir un accès adéquat aux services d'eau, d'hygiène et d'assainissement dans 80 % des écoles et des établissements de santé, afin d'améliorer les conditions de vie des populations et de renforcer les services sociaux de base.

Il s'agit de garantir un accès adéquat aux infrastructures d'eau, d'hygiène et d'assainissement dans 80 % des écoles et des établissements de santé. Une priorité pour les milieux scolaires et sanitaires, particulièrement exposés

Pour y parvenir, Kinshasa mise sur une mobilisation de tous les acteurs. Le gouvernement compte sur les financements publics, l'investissement privé et l'appui des partenaires internationaux afin de combler le déficit en infrastructures.

– Cinq chantiers pour transformer la gestion de l’eau

Le locataire du Palais de la Nation a proposé cinq orientations pour relever les défis du secteur à l'échelle du continent. "Il s'agit de l'intégration des politiques publiques, du renforcement de la gouvernance à travers des institutions performantes, d'une meilleure redevabilité et d'une gestion transparente des infrastructures hydriques, de la préparation de projets techniquement mûrs et financièrement structurés afin d’attirer davantage d’investissements, ainsi que du financement des infrastructures hydriques", a-t-il estimé.

Le garant de la nation a insisté sur l'urgence de développer une véritable industrie locale dédiée au secteur de l'eau. Selon lui, le continent africain doit renforcer ses capacités de production afin de répondre efficacement aux besoins liés à l’approvisionnement en eau potable, à l’assainissement et aux infrastructures hydrauliques.

À cet effet, Félix Tshisekedi a plaidé pour la fabrication locale des équipements indispensables au secteur. "Nous devons développer sur notre continent la production de tuyaux, de pompes, de compteurs, d’équipements de traitement, de systèmes d’irrigation et de solutions numériques". Il a estimé qu’une telle orientation contribuerait à réduire la dépendance aux importations tout en favorisant la création d’emplois et le développement industriel.

Cette approche industrielle doit s’accompagner, selon lui, d’une planification rigoureuse. Des projets bancables, techniquement solides et financièrement structurés sont indispensables pour attirer les capitaux nécessaires à la transformation du secteur. "Le chef de l'État congolais a posé les bases d’une feuille de route nationale alignée sur les enjeux africains : plus d’accès, plus de gouvernance, et une industrie de l’eau capable de soutenir la croissance."