Le président congolais Félix Tshisekedi a dépêché son ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni Isiloketshi, en mission officielle auprès de Yoweri Museveni, président de l’Ouganda. La rencontre, qui s’est tenue ce lundi dans la résidence présidentielle de Kisozi, a permis d’aborder les tensions sécuritaires sévissant à l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que les initiatives régionales visant à rétablir la stabilité dans les Grands Lacs.
Dans un communiqué diffusé sur X, Yoweri Museveni a partagé son analyse des échanges : « Cette matinée, j’ai reçu à ma ferme de Kisozi M. Floribert Anzuluni Isiloketshi, envoyé spécial de la RDC. Nos discussions ont porté sur des enjeux communs, avec une attention particulière portée à la situation sécuritaire dans l’est du Congo. La paix et la stabilité dans notre région sont indispensables au développement de nos peuples. Nous maintiendrons notre collaboration avec les acteurs régionaux pour surmonter les défis persistants dans cette zone ».
Floribert Anzuluni, porteur du message de Kinshasa, a salué l’engagement du dirigeant ougandais : « Je tiens à exprimer ma gratitude au président Museveni pour son accueil chaleureux. Son soutien actif à la recherche de solutions durables pour l’est de la RDC mérite d’être souligné », a-t-il déclaré.
Cette visite s’inscrit dans un contexte marqué par l’insécurité chronique dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Les offensives répétées du groupe armé M23, ainsi que les attaques perpétrées par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), exacerbent les déplacements massifs de populations et compliquent les efforts de pacification déployés par les autorités congolaises.

En tant qu’envoyé spécial du chef de l’État congolais, Floribert Anzuluni a pour mission de renforcer les liens diplomatiques entre la RDC et ses voisins, afin d’harmoniser les actions en faveur d’une paix durable dans cette zone instable. Les provinces concernées subissent en effet les conséquences directes des violences attribuées à ces groupes armés, qui perturbent gravement les vies des populations locales.
La coopération entre la RDC et l’Ouganda joue un rôle central dans cette stratégie régionale. Depuis fin 2021, les armées des deux pays mènent l’opération « Shujaa », visant à neutraliser les éléments des ADF responsables d’attaques contre les civils. Ce partenariat militaire, régulièrement renouvelé, constitue un axe majeur de la lutte contre l’insécurité dans l’est congolais.
Outre les questions sécuritaires, les deux nations œuvrent également au renforcement de leurs échanges économiques. Le développement d’infrastructures routières transfrontalières est notamment au cœur de leurs priorités, afin de stimuler les échanges commerciaux et de renforcer l’intégration économique au sein de la région.
En réaffirmant leur détermination à travailler main dans la main avec les partenaires régionaux, la RDC et l’Ouganda montrent leur volonté de privilégier une approche coordonnée pour venir à bout des défis persistants qui menacent la stabilité de l’est congolais et de l’ensemble de la sous-région des Grands Lacs.
Plus d'histoires
Barcola et son avenir au psg : un choix stratégique qui intrigue arsenal et liverpool
Centrafrique : quand la terreur wagnérienne s’installe dans le quotidien
Niger : des attachés de défense mieux formés pour une diplomatie militaire renforcée