3 juin 2026

Afrique Horizon

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Troisieme usine d’eau potable à Niamey : un chantier stratégique pour le Niger

Un projet d’envergure pour sécuriser l’approvisionnement en eau de Niamey

Une délégation de haut niveau, réunissant le Coordonnateur national du Projet Plateforme Intégrée pour la Sécurité de l’Eau au Niger (PISEN), M. Zibo Zakara, le représentant de la Banque mondiale, M. Mohamed Nanzoul, ainsi que les équipes de la Société de Patrimoine des Eaux du Niger (SPEN), s’est rendue sur les différents sites de construction de la troisième usine de traitement d’eau potable à Niamey. Cette visite, organisée mardi 2 juin 2026, a permis d’évaluer l’avancement des travaux sur les points stratégiques : le site de prise d’eau, l’usine en cours de construction et l’emplacement des futurs réservoirs.

Une capacité de production record pour répondre aux besoins de la capitale

Inscrit dans le schéma directeur d’hydraulique urbaine et semi-urbaine adopté par la SPEN en 2017, ce projet pharaonique vise à renforcer l’accès à l’eau potable dans les zones périphériques et urbaines de Niamey. La future usine, dont la capacité totale atteindra 250 000 m³ par jour, sera déployée en trois phases successives : une première tranche de 100 000 m³/jour, suivie de deux autres de 75 000 m³/jour chacune. Le PISEN, chargé de la coordination du projet, bénéficie du soutien financier et technique de la Banque mondiale, tandis que la SPEN assure le rôle de maître d’ouvrage.

Visite du chantier de la troisième usine d'eau potable à Niamey

Des infrastructures clés pour une distribution optimale

Les techniciens présents sur le site de prise d’eau ont détaillé le processus : l’eau brute sera acheminée vers le plateau où une première unité de traitement est déjà en construction. Deux réservoirs, chacun d’une capacité de 2 500 m³, seront érigés sur le plateau de Yawari. Ces réservoirs joueront un rôle central dans la distribution vers les quartiers périphériques, assurant ainsi une couverture élargie du réseau.

Un projet structurant aux retombées multiples

M. Zibo Zakara, Coordonnateur national du PISEN, a souligné que la première phase du projet, avec ses 100 000 m³/jour, garantira une alimentation en eau sécurisée pour Niamey jusqu’en 2035. Composé de 10 lots, ce chantier inclut également des extensions prévues pour l’usine de traitement des eaux du fleuve. Malgré des retards initiaux, le projet connaît désormais une accélération significative, notamment sur les sites de prise d’eau et de Yawari, où les équipes locales et les engins lourds sont pleinement mobilisés.

« Les travaux ont vraiment pris de l’envol, a-t-il déclaré. Les excavations sont en cours sur les lots 6 et 7, et l’utilisation d’une main-d’œuvre locale intensive, via des sous-traitances, renforce les retombées économiques de ce projet. »

Un engagement fort de la Banque mondiale et des perspectives prometteuses

M. Mohamed Nanzoul, chargé du projet à la Banque mondiale, a salué la dynamique actuelle des travaux. « L’avancement est appréciable, a-t-il commenté. La Banque mondiale réaffirme son soutien au gouvernement nigérien pour améliorer durablement le bien-être des populations. »

Du côté des équipes techniques, M. Haladou Laouali Amani, responsable du chantier, a confirmé que toutes les étapes préparatoires sont finalisées : mobilisation des ressources, installation du chantier, collectes de données, études topographiques et géotechniques. « Ce projet est un levier majeur pour transformer l’accès à l’eau à Niamey, a-t-il affirmé. Avec environ 45 000 branchements sociaux prévus, il s’agit de l’un des plus grands chantiers jamais réalisés au Niger en matière de desserte en eau potable. »