21 mai 2026

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Sénégal : les réserves de Guy Marius Sagna face au Dialogue national de Diomaye

Sénégal : les réserves de Guy Marius Sagna face au Dialogue national de Diomaye

En pleine refonte politique au Sénégal, le député Guy Marius Sagna formule des critiques acerbes à l’encontre du Dialogue national lancé par le président Diomaye. Selon lui, ce processus, tel que conçu aujourd’hui, risque de s’écarter des attentes citoyennes, faute d’une transformation structurelle et d’une prise en compte des réalités locales.

Portrait du député Guy Marius Sagna

Guy Marius Sagna, figure politique majeure du PASTEF, dénonce avec vigueur le cadre juridique du Dialogue national, qu’il qualifie d’obsolète. Pour le parlementaire, ce dispositif, hérité d’un décret de 2016, ne permettrait pas d’atteindre les objectifs de souveraineté et de proximité citoyenne revendiqués par les autorités actuelles.

Un cadre juridique dépassé ?

Le député met en lumière le maintien du décret de 2016, qu’il juge inapproprié pour encadrer un dialogue politique en phase avec les aspirations de la population sénégalaise. Selon lui, ce texte, hérité d’un système colonial, ne reflète pas les besoins d’une démocratie moderne et inclusive. Guy Marius Sagna propose ainsi son abrogation au profit de mécanismes de concertation ancrés dans les territoires, notamment les collectivités locales et les conseils municipaux.

Il souligne que l’absence de refonte de ce cadre pourrait affaiblir les engagements de transformation portés par le pouvoir en place. Pour lui, le Dialogue national actuel risque de devenir une simple manœuvre politique, éloignée des préoccupations des citoyens, et susceptible d’exclure ou d’inclure certains acteurs en fonction des prochaines échéances électorales.

Une transformation politique en question

Dans une tribune largement relayée, Guy Marius Sagna rappelle que « diriger une révolution avec des outils coloniaux ou néocoloniaux n’est pas envisageable ». Sa critique vise directement l’architecture institutionnelle du dialogue, qu’il estime incapable de porter une réelle transformation structurelle du pays. Le parlementaire appelle à une refonte urgente des mécanismes de concertation pour les aligner sur les principes de souveraineté populaire et de démocratie participative.

Alors que les débats sur l’organisation du Dialogue national s’intensifient, ses remarques soulèvent des interrogations sur la crédibilité et l’efficacité du processus engagé par les autorités sénégalaises.