4 juin 2026

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Sénégal : le fdr exige le départ d’ousmane sonko de l’assemblée nationale

Sénégal : le FDR exige le départ d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale

Ousmane Sonko

Le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) réclame l’exclusion immédiate d’Ousmane Sonko de l’hémicycle parlementaire sénégalais. Selon la coalition, son maintien au sein de l’Assemblée nationale constitue une violation flagrante des règles en vigueur, plongeant le pays dans une crise institutionnelle sans précédent.

Dans un communiqué rendu public début juin 2026, le FDR a exigé le retrait pur et simple d’Ousmane Sonko de l’Assemblée nationale. La coalition dénonce une situation « inacceptable et anticonstitutionnelle », soulignant que le leader du PASTEF ne peut légalement cumuler les fonctions de Premier ministre et de député sans enfreindre les dispositions légales du pays.

Le FDR s’appuie sur l’article LO172 du Code électoral sénégalais, qui stipule clairement qu’un membre du gouvernement élu député doit démissionner de ses fonctions ministérielles dans un délai de huit jours. Selon la coalition, Ousmane Sonko a délibérément contourné cette règle, profitant de modifications controversées du règlement intérieur de l’Assemblée pour justifier sa présence.

Une mobilisation politique sans précédent

La coalition salue l’union des forces politiques opposées à cette manœuvre, qualifiée de « coup d’État institutionnel ». Plusieurs partis et mouvements ont rejoint le FDR pour saisir le Conseil constitutionnel, exigeant l’annulation de la décision ayant permis à Ousmane Sonko de conserver son siège parlementaire.

Les arguments avancés par le FDR sont sans équivoque : les changements apportés au règlement intérieur de l’Assemblée nationale ne peuvent, en aucun cas, primer sur la Constitution ou le Code électoral. La coalition dénonce une violation systématique des textes fondamentaux, mettant en péril la stabilité des institutions sénégalaises.

Face à cette situation, le FDR appelle l’ensemble des forces vives du pays à se mobiliser pour défendre l’État de droit. La coalition exige que « l’acte illégal » soit immédiatement rapporté et que le Premier ministre soit contraint de quitter l’hémicycle parlementaire. Elle insiste sur la nécessité de préserver l’intégrité des institutions, garantes de la démocratie et de la souveraineté nationale.

Ce bras de fer juridique et politique s’inscrit dans un contexte déjà tendu, où les débats sur la légitimité des institutions sénégalaises alimentent les tensions entre les acteurs politiques et la société civile.