Le Premier ministre Ousmane Sonko a confirmé, lors d’une intervention devant les députés, que la réforme du Code pénal visant à réprimer davantage les actes dits « contre nature » sera appliquée avec la plus grande fermeté. Il a également balayé les objections venues de l’étranger, réaffirmant la pleine souveraineté du Sénégal à légiférer selon ses propres valeurs.
Une loi à l’application immédiate et sans concession
Face aux questions des parlementaires, Ousmane Sonko a martelé que la nouvelle disposition légale, récemment adoptée, ne tolérera aucun compromis. Le chef du gouvernement a souligné que l’heure n’est plus aux débats, mais à l’application stricte d’un texte désormais en vigueur. Pour lui, une fois promulguée, une loi doit s’imposer à tous, quelles que soient les positions adoptées lors de son adoption.
Cette réforme, portée par le président Bassirou Diomaye Faye, modifie en profondeur l’article 319 du Code pénal sénégalais. Elle renforce les sanctions contre les actes qualifiés de « contre nature », tout en introduisant des mesures contre leur apologie ou leur financement. Les peines encourues s’échelonnent désormais de cinq à dix ans d’emprisonnement, assorties d’amendes pouvant atteindre dix millions de francs CFA.
La souveraineté du Sénégal au cœur du débat
Face aux critiques émanant de plusieurs pays occidentaux, Ousmane Sonko a réaffirmé avec force que le Sénégal n’a de compte à rendre à personne sur ses choix sociétaux. Le Premier ministre a rappelé que la souveraineté législative du pays prime, et que les Sénégalaises et Sénégalais restent libres de déterminer les orientations de leur société, sans ingérence extérieure.
Il a par ailleurs justifié cette réforme par la volonté de « protéger la cohésion sociale » et de lutter contre certaines problématiques sanitaires, comme la propagation du VIH. Une approche qu’il présente comme essentielle pour préserver les valeurs traditionnelles et la santé publique.
Plus de moratoire : la ligne du gouvernement
En réponse aux appels à un report de l’application, Ousmane Sonko a été catégorique : aucun moratoire ne sera envisagé. Le gouvernement s’engage à veiller à ce que la loi soit appliquée sans délai, confirmant ainsi sa détermination à faire respecter cette nouvelle réglementation.
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