30 juin 2026

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Réforme constitutionnelle au Sénégal : le président Faye opte pour le référendum

réforme constitutionnelle au Sénégal : le président Faye opte pour le référendum

Le Sénégal prépare un référendum sur une réforme constitutionnelle limitant les pouvoirs du président

Le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement annoncé sa volonté de soumettre à référendum le projet de révision constitutionnelle actuellement en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Cette décision intervient si le texte est adopté par les députés dans les prochaines semaines. L’objectif affiché ? Rééquilibrer les pouvoirs entre les différentes institutions et réduire les prérogatives présidentielles, comme le précise le texte porté par la majorité parlementaire.

Cette annonce a été relayée lundi 29 juin par le ministre de la Justice, Moussa Sarr, lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale. Le président Faye a choisi de recourir à l’article 103 de la Constitution, qui autorise une révision constitutionnelle à être soumise directement au vote populaire. Une stratégie permettant d’éviter une adoption purement parlementaire et de solliciter l’avis des citoyens sur un projet présenté comme une réforme majeure des institutions.

Un texte visant à redistribuer les pouvoirs au Sénégal

Le projet de réforme constitutionnelle en discussion vise à modifier en profondeur l’équilibre institutionnel au Sénégal. Parmi les changements proposés figurent un meilleur partage des compétences entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Concrètement, certaines prérogatives traditionnellement attribuées au président de la République seraient limitées, au profit d’une gouvernance plus collégiale et d’un contrôle renforcé des institutions.

Des tensions politiques au sommet de l’État

Bien que soutenue par la majorité parlementaire issue du camp du Premier ministre Ousmane Sonko, cette réforme survient dans un contexte politique tendu entre les deux principales figures de l’exécutif. Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, alliés historiques, ont accédé au pouvoir après l’élection présidentielle de mars 2024, marquant une alternance politique significative. Pourtant, des divergences sont apparues ces derniers mois sur plusieurs dossiers, alimentant des interrogations sur la cohésion au sein du gouvernement.

Le recours au référendum permet au président Faye de contourner une adoption définitive par voie parlementaire et de soumettre directement son projet à l’approbation des Sénégalais. Une consultation populaire qui pourrait déterminer l’avenir d’une réforme présentée comme une étape clé vers une nouvelle organisation des institutions du pays.