L’opération de sécurisation menée dans la nuit du 28 juin 2026 à Owendo a visé en priorité des établissements de l’économie nocturne — bars, maquis et petits commerces — qui représentent une source de revenus essentielle pour des centaines de ménages précaires dans cette commune du Grand Libreville. Derrière l’impératif sécuritaire se dessine un coût économique silencieux : fermetures temporaires, perte de chiffre d’affaires et interpellations de travailleurs informels.
A quand une régulation encadrée du secteur nocturne ?
Dans un contexte où le chômage des jeunes reste élevé et où l’économie informelle absorbe une large part de la population active, une approche exclusivement répressive risque d’appauvrir davantage des acteurs qui n’ont, pour beaucoup, aucun filet de sécurité.
Sécuriser sans appauvrir : le défi que les autorités gabonaises ne peuvent plus esquiver
La vraie question n’est pas de choisir entre sécurité et économie, mais de les penser ensemble. Cela suppose une régulation encadrée du secteur nocturne, un dialogue avec les acteurs concernés et des mécanismes d’accompagnement — fiscal, administratif, social — pour sortir ces activités de la zone grise où elles prospèrent, faute d’alternatives.
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