3 juin 2026

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Ousmane Sonko explique pourquoi le Pastef refuse de rejoindre le gouvernement sénégalais

Au Sénégal, le leader du Pastef, Ousmane Sonko, a livré mardi 2 juin ses explications concernant la décision de son parti de ne pas intégrer le nouveau gouvernement formé la veille par le président Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô.

Ousmane Sonko lors de sa conférence de presse au Sénégal

Face aux journalistes réunis à Dakar, l’ancien Premier ministre a détaillé les divergences majeures ayant conduit à ce refus, pointant du doigt des désaccords profonds tant sur le plan politique que sur la répartition des postes ministériels.

Des désaccords persistants sur le programme gouvernemental

Selon Ousmane Sonko, les échanges avec le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, ont révélé des incompatibilités sur plusieurs axes stratégiques du programme du Pastef. La gestion de la justice, la transparence financière et la renégociation des contrats stratégiques figuraient parmi les priorités revendiquées par le parti, sans obtenir de garanties tangibles.

« Les réponses apportées par le président et son ministre des Finances n’ont pas convaincu », a-t-il souligné. Concernant la dette publique, il a notamment critiqué l’absence d’engagement clair envers le Fonds monétaire international, évoquant une simple volonté de « vérité des prix » sur certains produits subventionnés, sans perspective de restructuration concrète.

Une répartition des postes jugée inéquitable

Sur le volet ministériel, Ousmane Sonko a exigé un partage des responsabilités équilibré, conditionnant la participation du Pastef à l’obtention d’au moins la moitié des portefeuilles clés. « Nous ne rejoindrons pas un gouvernement où nous ne disposerions pas d’une influence suffisante », a-t-il déclaré.

Bien que cinq membres du Pastef aient été désignés dans l’équipe, le parti conteste leur légitimité, les présentant comme des dissidents ne représentant pas sa ligne officielle. Malgré cette tension, Sonko a tempéré ses propos en affirmant ne pas envisager de motion de censure « sauf en cas d’attaques directes de la part du pouvoir en place ».