22 juin 2026

Afrique Horizon

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Nouvelle attaque meurtrière à l’aéroport de Niamey au Niger

Une nouvelle attaque, attribuée à des jihadistes présumés, a frappé l’aéroport de Niamey, la capitale du Niger, entraînant la mort d’au moins onze soldats et deux civils. Cet assaut survient moins de six mois après une première offensive d’ampleur contre le même site, revendiquée par le groupe État islamique, soulignant les défis sécuritaires persistants auxquels le Niger est confronté sous la direction d’une junte.

Selon des résidents, les premiers coups de feu ont débuté à 06h (05h GMT) et ont duré au moins deux heures.

Jeudi matin, des individus, dont certains portaient des ceintures explosives, ont tenté de pénétrer dans l’aérogare de l’aéroport. Cependant, la réactivité des forces de sécurité a empêché les assaillants d’atteindre leur objectif principal, selon les informations officielles communiquées.

Le bilan provisoire de cette tentative d’incursion fait état de treize victimes parmi les forces amies, comprenant onze membres des forces de défense et de sécurité ainsi que deux civils, et quatre blessés. Du côté des assaillants, vingt-deux ont été neutralisés et une vingtaine de suspects ont été interpellés. Les autorités ont assuré que la situation était sous contrôle et que l’aéroport international, désormais entièrement sécurisé, restait ouvert au trafic aérien, bien que plusieurs vols aient été déroutés ou retardés.

Un site stratégique ciblé à plusieurs reprises

Des habitants de la zone ont rapporté que les premiers coups de feu ont éclaté vers 6h du matin (5h GMT) et ont résonné pendant au moins deux heures. Les échanges de tirs se sont concentrés au niveau d’un poste de contrôle, situé sur l’unique voie d’accès à l’aéroport, à quelques centaines de mètres de l’entrée de l’aérogare. Les assaillants, armés, seraient arrivés à bord de taxis jusqu’au dispositif policier, où ils ont rencontré une résistance farouche des forces de sécurité. Le calme est revenu aux alentours de 10h (9h GMT), les assaillants s’étant dispersés dans les quartiers avoisinants, où de vastes opérations de ratissage sont actuellement menées par les forces de sécurité.

De nombreux agresseurs ont été abattus, et d’autres capturés avec l’aide de la population locale. Cet événement survient moins de six mois après l’attaque du 29 janvier, qui avait marqué les esprits en étant la première frappe jihadiste contre l’aéroport de la capitale. Cette précédente attaque avait causé quatre blessés et d’importants dégâts matériels. Le site est d’autant plus sensible qu’il a accueilli, entre décembre et janvier, une cargaison cruciale de concentré d’uranium en attente d’exportation. Le général Abdourahamane Tiani, chef du régime militaire, avait alors évoqué une «faille dans le dispositif» ayant permis cette attaque, dont l’objectif était de «détruire toutes les capacités aériennes» de l’armée.

En réponse à ces menaces, le régime avait récemment entrepris une vaste campagne de démolition de quartiers autour de l’aéroport et mis en œuvre d’autres mesures de renforcement de la sécurité. Parmi celles-ci, l’allongement du mur de clôture de l’aéroport et l’installation de plus de 350 caméras de surveillance, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’enceinte.