14 mai 2026

Maroc-Sénégal : polémique autour de la finale de la CAN 2025

La finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 reste au cœur de vives polémiques. Suite à la décision controversée du jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), rendue publique le 17 mars, le Maroc s’est vu attribuer une victoire par forfait (3-0) alors que le Sénégal avait remporté le match sur le terrain (1-0). En réaction, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette décision.

Parallèlement, un autre dossier judiciaire agite la scène. Dix-huit supporters sénégalais, impliqués dans des incidents lors de la finale du 18 janvier, ont été jugés pour hooliganisme. Condamnés en première instance le 19 février à des peines allant de trois mois à un an de prison, leur procès en appel s’est tenu ce lundi à Rabat.

D’après les éléments présentés lors de l’audience, les supporters condamnés à trois mois de prison pourraient être libérés dès ce samedi. Lors du procès, ils ont maintenu leur innocence, affirmant avoir été pris dans un mouvement de foule ou avoir fui des jets de projectiles. Le parquet, quant à lui, a demandé des peines plus sévères, pouvant aller jusqu’à deux ans de prison, selon RMC. Les accusations portées contre eux incluent violences envers les forces de l’ordre, invasion de terrain et jets d’objets divers.

une défense basée sur des erreurs et des incohérences

La défense des supporters sénégalais a avancé une version différente des faits. Ils expliquent avoir quitté les gradins en raison d’une bousculade ou pour échapper à des agressions, et non pour contester une décision arbitrale. « Des erreurs ont été commises, les véritables responsables se trouvent au Sénégal et ne sont pas présents ici », a déclaré l’un de leurs avocats, Patrick Kabou, à l’AFP.

Le procès a également été marqué par des tensions procédurales. La défense a demandé la diffusion des vidéos des incidents afin d’identifier formellement les accusés. Une requête rejetée par le parquet, qui s’appuie sur le flagrant délit : « Le monde entier a pu voir ces images en direct ».