Iyad Ag Ghaly, l’homme le plus traqué du Sahel
Ex-rebelle touareg et ancien diplomate malien, Iyad Ag Ghaly incarne aujourd’hui la figure la plus redoutée du Sahel. À la tête du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), créé en 2017, il cumule les titres de terroriste international.
Sous sanctions de l’ONU, inscrit sur la liste noire des États-Unis et sous le coup d’un mandat de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, il reste introuvable malgré les recherches intensives.
Attaques meurtrières et réponse de Bamako
Le Mali traverse une période critique depuis les attaques des 25 et 26 avril, menées par des combattants du JNIM en alliance avec le Front de libération de l’Azawad (FLA), majoritairement composé de Touaregs. Ces assauts, d’une violence inouïe, ont ciblé des points stratégiques dans plusieurs régions du pays, défiant directement l’autorité de la junte au pouvoir à Bamako.
Parmi les victimes de ces opérations terroristes figure le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, 47 ans, pilier du régime actuel, tué lors d’un attentat-suicide.
Des récompenses pour traquer les dirigeants jihadistes et rebelles
Face à cette escalade, le gouvernement malien a lancé un appel à la mobilisation générale. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale, il annonce des primes financières pour la capture ou la neutralisation de six responsables, dont des figures majeures du JNIM et du FLA.
Parmi les cibles prioritaires, Amadou Kouffa, autre leader du JNIM, est promis à une récompense de 2,2 millions d’euros. Deux dirigeants du FLA, Alghabass Ag Intalla et Bilal Ag Cherif, figurent également sur cette liste noire.
Le ministère de la Sécurité et de la Protection civile précise que ces primes seront versées à toute personne fournissant des informations fiables et exploitables permettant l’arrestation ou l’élimination des fugitifs.
« Ces individus sont activement recherchés pour leur rôle présumé dans l’organisation et l’exécution d’actes terroristes ayant gravement compromis la sécurité des populations et des infrastructures dans tout le pays », souligne le communiqué officiel.
Une crise sécuritaire qui s’aggrave depuis plus d’une décennie
Depuis 2012, le Mali est enlisé dans une spirale de violences, alimentée par des groupes armés aux motivations variées. Le JNIM, l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et des milices communautaires alimentent cette insécurité endémique.
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