24 mai 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

L’incroyable anxiété de Declan Rice avant le sacre d’Arsenal en Premier League

Le milieu de terrain d’Arsenal, Declan Rice, a partagé l’ampleur de la tension ressentie alors que les Gunners attendaient le résultat du match de Manchester City, un événement crucial pour leur quête du titre de Premier League, le premier en 22 ans. Le joueur international anglais a confessé s’être éloigné de ses coéquipiers, incapable de regarder la rencontre décisive.

L’approche unique de Rice face à la pression du titre

Tandis que ses coéquipiers d’Arsenal étaient captivés par les écrans à London Colney, observant la conclusion palpitante de la course au titre, Declan Rice a adopté une approche singulière. Face à une tension insupportable durant le match capital opposant Manchester City et Bournemouth, le milieu de terrain a choisi de s’isoler en parcourant les terrains d’entraînement pour maîtriser ses nerfs.

« J’ai emmené Pete, le gardien de sécurité, et durant les quarante premières minutes, nous avons exploré chaque recoin des terrains, conversant sur divers sujets », a confié Rice. « Un rugissement nous a alertés, nous signalant le premier but. Je me suis dit : ‘Ça y est, c’est reparti.’ Sur le chemin du retour, je me suis promis d’inciter chacun à garder sa position. Nous sommes revenus à cinq minutes de la fin, la victoire était scellée, mais l’anxiété m’empêchait toujours de regarder. »

Bukayo Saka, son coéquipier, a qualifié la situation de « surréaliste », ajoutant : « Il a effectué pas moins d’une douzaine de tours du terrain d’entraînement. Nous étions tous devant la télévision, mais lui, il était incapable de fixer l’écran. C’était absolument désopilant. »

Une émotion palpable après 22 ans d’attente

L’arrivée de Rice à Arsenal en 2023 a culminé avec ce triomphe en Premier League, un événement qu’il a qualifié de « profondément émouvant », marquant la fin de 22 années d’attente pour le club londonien. Il a rendu hommage à Bukayo Saka, un pur produit du centre de formation des Gunners : « Il a grandi ici, il est là depuis l’âge de six ou sept ans. Pensez à ce qu’il doit ressentir ; c’est l’essence même d’Arsenal, aujourd’hui. » Rice a poursuivi : « C’est un moment fort. L’attente a duré 22 ans. Il a été là dès le départ, un véritable talent issu de notre académie, depuis tout jeune. Donc, seul Dieu sait ce qu’il éprouve, car pour moi, il est déjà une icône d’Arsenal. »

« Quant à moi, j’ai rejoint le club il y a trois ans et j’ai déjà vécu trois finales perdues de justesse. Gagner ce titre aujourd’hui avec cette équipe, c’est précisément la raison de ma venue. J’étais convaincu que nous y parviendrions. C’était une intuition. J’avais un pressentiment positif à propos de ce club, de ces joueurs et de la direction qu’ils prenaient. Je savais que notre heure viendrait, et cela s’est concrétisé de la plus magnifique des manières. »

Saka et les festivités « dingues » à l’Emirates

Les réjouissances ne se sont pas limitées au centre d’entraînement. Bukayo Saka a raconté comment plusieurs joueurs ont fait un arrêt impromptu à l’Emirates Stadium au petit matin pour savourer pleinement leur succès. Ce qui était initialement prévu comme un moment intime s’est mué en une rencontre inoubliable avec des supporters dévoués des Gunners, restés éveillés pour prolonger la célébration.

« C’était absolument dément, une pure folie. Excusez ma voix, j’essaie encore de la récupérer », a déclaré Saka. « Mais oui, la nuit entière a été exceptionnelle, depuis le centre d’entraînement jusqu’à la fête. Et puis à l’Emirates également, nous avons passé un moment formidable. Personnellement, je n’avais aucune envie de dormir. Le sommeil n’était pas une priorité. »

Vers un doublé historique : la Ligue des champions en ligne de mire

L’équipe dirigée par Mikel Arteta s’apprête à brandir le trophée de la Premier League ce dimanche à Crystal Palace. Le titre étant déjà acquis avant la dernière journée, les Gunners nourrissent l’ambition d’un doublé historique. Ils se tournent désormais vers la finale de la Ligue des champions, où ils affronteront le Paris Saint-Germain à Budapest, le 30 mai prochain.