4 août 2026

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Lambert Mende réaffirme l’engagement de Tshisekedi jusqu’à la fin de l’agression rwandaise

Lors d’une rencontre politique organisée par la Convention des Congolais Unis (CCU) ce 3 août 2026, Lambert Mende Omalanga a partagé une analyse sans ambiguïté de la crise multidimensionnelle qui frappe la République Démocratique du Congo. Le secrétaire général de la CCU a appelé à une mobilisation nationale sans précédent face à ce qu’il qualifie de menace existentielle pour le pays.

Une interrogation qui résonne dans l’histoire congolaise

« Que réserve l’avenir à la Nation ? » Cette question, au cœur du discours de Lambert Mende, a servi de fil conducteur à son message adressé aux militants de la CCU. Ce dernier a replacé la crise actuelle dans une perspective historique, évoquant les bouleversements géopolitiques qui, depuis 1996, façonnent l’instabilité chronique de l’Est de la RDC.

Le Rwanda pointé du doigt pour son rôle dans l’instabilité

Le leader lumumbiste n’a pas mâché ses mots concernant le rôle du Rwanda. Selon lui, de nombreux groupes armés opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu agiraient sous la bannière de Kigali. Il a rappelé les justifications successives avancées par le président Paul Kagame, des FDLR à la protection des Tutsi du Kivu, avant de souligner leur évolution vers des revendications territoriales jugées inacceptables.

« L’intégrité territoriale de la RDC ne peut être négociée », a-t-il martelé, rappelant que ces arguments, initialement présentés comme défensifs, masquent désormais des ambitions expansionnistes.

Un optimisme mesuré malgré l’ampleur des défis

Malgré un tableau sombre, Lambert Mende a tenu à souligner des signaux encourageants. Il a salué les sanctions imposées à Kigali par les États-Unis, y voyant un levier de pression efficace. Par ailleurs, il a considéré le processus de désarmement des FDLR comme une avancée majeure, réduisant l’un des prétextes utilisés par le Rwanda pour maintenir ses forces dans l’Est congolais.

Dialogue national : des conditions strictes posées par la CCU

Sur la question d’un Dialogue national inclusif, Lambert Mende a reconnu un début de consensus entre le pouvoir, l’opposition et la société civile. Cependant, la CCU a fixé des conditions non négociables : la priorité absolue doit être donnée à la réponse à l’agression rwandaise et au renforcement de la cohésion nationale.

Le parti exige notamment que ce forum serve à élaborer des mécanismes de prévention du terrorisme, quel qu’en soit l’origine. Concernant la participation des acteurs politiques, Lambert Mende a clairement exclu les figures condamnées par la justice ou sanctionnées pour complicité avec l’agresseur, ainsi que les membres de groupes armés alliés au Rwanda refusant de rompre officiellement avec Kigali.

Réforme constitutionnelle : entre légalité et pragmatisme

L’ancien ministre de la Communication a également abordé la réforme constitutionnelle, insistant sur la nécessité de distinguer l’adoption d’une loi référendaire de l’organisation concrète d’un référendum. Il a rappelé que ce dernier constitue un outil démocratique légitime, surtout en période de crise.

« Les États ont le droit de s’adapter à leur calendrier institutionnel face à des défis exceptionnels », a-t-il argumenté, citant l’exemple des États-Unis durant les crises majeures du XXᵉ siècle ou encore l’Ukraine en guerre.

Tshisekedi doit rester en poste jusqu’à la fin de l’agression

Le discours de Lambert Mende a directement abordé la question de la gouvernance sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi. Selon lui, le chef de l’État doit poursuivre son mandat tant que l’agression rwandaise persiste, soulignant que Tshisekedi est, depuis 1996, le seul dirigeant à avoir pris des mesures significatives à la fois sur les plans politique, militaire et diplomatique.

Cette position intervient alors que le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC s’intensifie dans les rangs politiques.

L’appel à l’unité nationale face à l’urgence sécuritaire

Dans un plaidoyer pour la cohésion, Lambert Mende a invité les Congolais à mettre de côté leurs divergences partisanes. « La maison commune brûle », a-t-il lancé, insistant sur la nécessité de prioriser la sécurité et la survie de l’État congolais. Il a évoqué l’épidémie d’Ebola qui sévit dans les zones frontalières, aggravant une crise humanitaire déjà critique.

Un partenariat stratégique avec les États-Unis pour renforcer la résilience

En conclusion, le leader de la CCU a apporté son soutien à l’initiative présidentielle visant à établir une alliance stratégique avec les États-Unis. Pour lui, ce partenariat pourrait renforcer la résilience du peuple congolais et permettre à la RDC de construire une véritable stratégie de puissance face aux défis actuels.

« Que la République Démocratique du Congo, une et indivisible, vive à jamais ! » a-t-il conclu, scellant son message par un appel solennel à l’unité et à la défense de la souveraineté nationale.

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