19 juillet 2026

Afrique Horizon

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Journaliste nigérien libéré après plus d’un an de détention à Agadez

Un journaliste nigérien retrouve la liberté après plus de 12 mois d’emprisonnement

Un soupir de soulagement parcourt aujourd’hui les rangs des médias nigériens. Hamid Mahmoud, journaliste à Radio Sahara FM d’Agadez, vient d’être libéré après avoir passé plus d’un an derrière les barreaux. Son incarcération remontait à mai 2025, suite à la diffusion d’informations concernant une prétendue rupture des contrats sécuritaires entre le Niger et la Russie. Une annonce confirmée par les équipes de son média et relayée par Aïr Info, autre organe de presse du même groupe.

Libération du journaliste nigérien Hamid Mahmoud après plus d’un an de détention

Radio Sahara FM, une voix influente dans le Nord du Niger

Créée en 2003, Radio Sahara FM s’impose comme l’une des radios les plus écoutées dans le Nord désertique nigérien. Hamid Mahmoud, aux côtés de deux de ses collègues, avait été arrêté à deux reprises en mai 2025. Leurs publications sur les contrats sécuritaires Niger-Russie avaient suscité des tensions avec les autorités militaires de Niamey, alors en pleine réorientation géopolitique.

Un parcours judiciaire marqué par des accusations graves

Selon les informations transmises par Aïr Info, les trois journalistes avaient été transférés vers la capitale nigérienne mi-mai 2025. Présentés devant un tribunal militaire en juin de la même année, Hamid Mahmoud avait été incarcéré à la prison civile de Kollo, près de Niamey. Les chefs d’accusation initiaux, incluant des faits graves comme l’atteinte à la défense nationale et le complot contre l’autorité de l’État, avaient finalement été requalifiés en délit de presse.

Treize journalistes arrêtés en 2025 au Niger

Parmi les deux autres professionnels des médias interpellés en même temps que Hamid Mahmoud, Mahaman Sani a recouvré la liberté dès août 2025. Quant à Massaouda Jaharou, elle avait bénéficié d’une libération provisoire dans les semaines suivant son arrestation. Ces événements s’inscrivent dans un contexte où 13 journalistes ont été appréhendés au Niger durant l’année 2025, reflétant les tensions persistantes entre les médias et les autorités en place.