30 juillet 2026

Afrique Horizon

Prospective et actualités africaines : économie, diplomatie, développement et souveraineté du continent.

Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 : le président sénégalais mobilise la jeunesse autour de l’excellence et des valeurs citoyennes

Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, un projet de société pour le Sénégal

À moins d’un an du coup d’envoi des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le président Bassirou Diomaye Faye a saisi l’occasion de la remise des prix du Concours général pour lancer un appel solennel à la jeunesse sénégalaise. Une allocution où il a fait des JOJ bien plus qu’un simple événement sportif : un véritable projet de société fondé sur l’excellence académique, l’engagement citoyen et la valorisation des talents locaux.

Le président Bassirou Diomaye Faye s'adresse à la jeunesse sénégalaise lors de la remise des prix du Concours général, un événement placé sous le signe des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026

Un événement historique pour l’Afrique et le Sénégal

Pour Bassirou Diomaye Faye, les JOJ Dakar 2026 représentent une « responsabilité historique » pour le continent africain. Le Sénégal, premier pays du continent à organiser une telle compétition, deviendra ainsi la vitrine d’une jeunesse africaine résolument tournée vers l’excellence et les valeurs universelles du sport. Mais au-delà des performances athlétiques, le chef de l’État a souligné que la réussite des Jeux se mesurera à l’aune de l’héritage éducatif et social qu’ils laisseront aux générations futures.

Il a rappelé que les Jeux olympiques de la jeunesse ne sont pas une fin en soi, mais un levier pour « refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques ». Des valeurs telles que l’amitié, le respect et l’excellence doivent, selon lui, irriguer l’ensemble du système éducatif sénégalais et inspirer une nouvelle génération de citoyens engagés.

L’éducation au cœur de la vision présidentielle

S’adressant aux lauréats du Concours général, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que « la République honore aujourd’hui leur excellence académique, mais demain, elle leur demandera de mettre ce savoir au service du pays ». Son discours a mis l’accent sur une éducation qui ne se limite pas à la transmission de connaissances, mais qui vise à former des citoyens responsables et engagés.

Le président a insisté sur la nécessité de construire une République où l’égalité des chances prime, afin que chaque enfant, quel que soit son milieu, puisse accéder à un enseignement de qualité et réaliser ses ambitions. Pour lui, la réussite individuelle ne prend tout son sens que lorsqu’elle contribue au développement collectif.

Un hommage aux acteurs de l’éducation et à la marraine des JOJ

Lors de cette cérémonie, Bassirou Diomaye Faye a tenu à rendre hommage à Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la Santé et figure emblématique de la recherche médicale au Sénégal. Il a salué son parcours, rappelant que « l’excellence ne vaut que par l’usage que l’on en fait » et que la formation académique peut mener aux plus hautes responsabilités internationales.

Le chef de l’État a également salué le dévouement des enseignants, qu’il considère comme les piliers de la nation. « Enseigner, ce n’est pas seulement transmettre des savoirs, c’est éveiller des consciences et façonner des caractères », a-t-il déclaré. Il a appelé les professeurs à incarner les valeurs de rigueur, d’exemplarité et d’engagement, des qualités essentielles pour bâtir une société plus juste et prospère.

Les JOJ Dakar 2026, un héritage durable pour la jeunesse africaine

En plaçant les Jeux olympiques de la jeunesse au cœur de sa stratégie éducative, le président sénégalais souhaite faire des JOJ Dakar 2026 bien plus qu’une compétition sportive. L’événement doit devenir une opportunité unique pour promouvoir l’excellence scolaire, renforcer les valeurs civiques et valoriser le potentiel de la jeunesse africaine.

Pour Bassirou Diomaye Faye, les Jeux sont un appel à l’action : celui d’une jeunesse prête à relever les défis de demain, à innover et à contribuer activement à la transformation du continent. Un héritage qui, selon lui, doit perdurer bien au-delà de l’événement, en inspirant une nouvelle génération de talents et de leaders engagés.