14 mai 2026

Interdiction de sortie du territoire pour Assalé Tiémoko en Côte d’Ivoire

Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko Antoine bloqué à l’aéroport, l’ADCI crie à l’humiliation politique

Antoine Assalé Tiémoko, président de ADCI

Le mouvement politique Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire (ADCI) dénonce avec véhémence l’empêchement de sortie du territoire imposé à son président, Assalé Tiémoko Antoine, alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour le Canada le 11 mai 2026. Dans un communiqué officiel, l’ADCI qualifie cette mesure de « tentative d’humiliation politique » et exige des explications claires sur cette restriction, jugée contraire aux droits fondamentaux et à la dignité du citoyen.

Le 23 avril 2026, le procureur adjoint Abou Sherif avait pourtant informé Assalé Tiémoko Antoine que la garde à vue dont il faisait l’objet était levée, lui rendant ainsi sa pleine liberté de mouvement. Sorti de l’hôpital le 25 avril après une semaine de repos, il avait repris ses activités sans entrave.

Cette interdiction de voyage intervient dans un contexte particulier : Assalé Tiémoko Antoine devait entamer une tournée de mobilisation politique en Amérique du Nord du 12 au 26 mai 2026, afin de renforcer les bases de l’ADCI au sein de la diaspora. Ce déplacement avait été annoncé publiquement lors d’un séminaire à Nantes en mars 2026 et était connu de toutes les structures du mouvement.

À l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan, le président de l’ADCI avait accompli toutes les formalités de sortie du territoire sans aucune notification d’une éventuelle interdiction. Pourtant, à vingt minutes de l’embarquement, un officier de police l’a convoqué au bureau du commissaire de l’aéroport. Ce dernier lui a signifié, sans preuve écrite, que le procureur de la République lui interdisait de voyager et qu’il devait l’en informer avant tout départ.

Malgré ses efforts pour joindre le procureur, aucune communication n’a abouti. Assalé Tiémoko Antoine a finalement attendu jusqu’au départ de son avion à 21h10 avant de regagner son domicile librement.

Réaction de l’ADCI : une mesure opaque et humiliante

Le mouvement politique s’indigne que, depuis le 22 avril 2026, le procureur de la République n’ait notifié à son président ni à ses avocats aucune restriction le concernant. Cette situation donne l’impression d’un « piège destiné à l’humilier », selon les termes mêmes de l’ADCI.

L’organisation rappelle par ailleurs que Assalé Tiémoko Antoine est un républicain qui n’a jamais cherché à se soustraire à la justice. Elle insiste sur le fait qu’en Côte d’Ivoire, toute mesure de restriction de mouvement doit être clairement et officiellement communiquée à la personne concernée, a fortiori lorsqu’il s’agit d’un élu.

Les exigences de l’ADCI

  • Transparence totale : l’ADCI demande que lui soit communiquée officiellement la raison de cette interdiction de sortie du territoire.
  • Respect des institutions : le mouvement rappelle que l’action publique doit s’exercer avec élégance et dans le plein respect de la dignité humaine.
  • Information des militants : l’ADCI invite ses membres au calme et promet de tenir informée la base des prochains développements de cette affaire.

Pour l’ADCI, cette situation révèle un dysfonctionnement dans l’exercice de l’autorité publique. Le secrétaire exécutif Roger Youan a appelé les militants à rester sereins tout en assurant un suivi rigoureux de cette affaire.