Le président du Conseil, Faure Gnassingbé, a marqué l’ouverture du forum Biashara Afrika avec un appel solennel aux dirigeants et aux acteurs économiques du continent. Réunis à Lomé pour la troisième édition de cet événement dédié au commerce et aux investissements intra-africains, ceux-ci doivent désormais passer des discours aux actes concrets pour concrétiser les promesses de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Transformer les ambitions en réalités économiques
Face à une assemblée composée de responsables politiques, d’investisseurs, d’entrepreneurs et de partenaires internationaux, Faure Gnassingbé a souligné l’urgence de substituer aux visions ambitieuses des résultats tangibles au service des populations africaines. « L’heure n’est plus à l’élaboration de stratégies, mais à leur mise en œuvre effective », a-t-il affirmé, insistant sur l’impérieuse nécessité d’une action économique coordonnée et de l’intégration régionale.
Biashara Afrika 2026 : un cadre pour l’action collective
Co-organisé par le gouvernement togolais et le secrétariat de la Zlecaf, ce forum de Lomé se positionne comme un espace privilégié de dialogue et de collaboration. Son objectif ? Accélérer la coopération économique entre les pays africains et renforcer les chaînes de valeur locales. Pour Faure Gnassingbé, l’Afrique possède tous les atouts pour réussir cette transition : un marché continental immense, des ressources naturelles stratégiques, une jeunesse entrepreneuriale engagée et un cadre juridique unifié grâce à la Zlecaf.
Priorités identifiées pour une croissance inclusive
Le dirigeant togolais a identifié trois leviers majeurs pour accélérer cette dynamique :
- L’efficacité des politiques publiques, afin d’éliminer les lourdeurs administratives et les blocages institutionnels ;
- Les investissements structurants dans les infrastructures logistiques et industrielles ;
- La simplification des procédures commerciales pour fluidifier les échanges intra-africains.
Le Togo en exemple : infrastructures et réformes au service de l’intégration
Faure Gnassingbé a présenté le Togo comme un modèle d’intégration économique en construction. Le pays mise sur des infrastructures de pointe, notamment le port en eau profonde de Lomé, considéré comme un hub logistique régional. Parallèlement, des réformes ambitieuses ont été engagées pour améliorer l’attractivité du pays et faciliter l’installation des investisseurs étrangers.
Obstacles persistants sur la voie de l’intégration
Malgré ces avancées encourageantes, des défis majeurs freinent encore l’intégration économique africaine. Parmi eux :
- Les barrières non tarifaires, qui entravent la libre circulation des marchandises ;
- Le manque d’infrastructures adaptées dans plusieurs régions ;
- Les difficultés d’accès au financement, en particulier pour les petites et moyennes entreprises ;
- La sous-représentation des PME dans les échanges transfrontaliers.
Biashara Afrika 2026 : vers une croissance partagée et durable
Les participants à ce forum ont réaffirmé leur volonté de favoriser les partenariats stratégiques, d’encourager les investissements ciblés et de proposer des solutions innovantes. L’enjeu est de taille : convertir le potentiel économique du continent en une prospérité collective et pérenne, au bénéfice de l’ensemble des populations africaines.
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