24 juillet 2026

Afrique Horizon

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Gabon : une stratégie ambitieuse pour préserver 30% de ses écosystèmes d’ici 2030

Le Gabon franchit une étape décisive dans la protection de son patrimoine naturel. Après des semaines de concertations, l’atelier national de finalisation de la Stratégie et du Plan d’Action Nationaux pour la Biodiversité (SPANB) 2022-2030 s’est achevé à Libreville ce mardi.

Cette nouvelle feuille de route, saluée comme « le guide opérationnel des politiques environnementales du pays », vise à préserver au moins 30% des terres, zones côtières et marines gabonaises d’ici 2030. Elle s’articule autour de quatre axes stratégiques : conservation accrue des écosystèmes, restauration des milieux dégradés, lutte contre les menaces pesant sur la faune et la flore, et mobilisation de financements pérennes pour les projets de conservation.

Inspirée par les engagements internationaux adoptés lors de l’accord de Kunming-Montréal, cette stratégie s’inscrit dans une dynamique globale de protection de la biodiversité. Une fois validée par les autorités locales, elle sera officiellement transmise au Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique pour officialiser l’adhésion du Gabon à ces objectifs mondiaux.

Une ambition réaliste pour un pays leader en matière de biodiversité ?

Avec près de 90% de son territoire recouvert par des forêts et 13 parcs nationaux, le Gabon se positionne déjà comme une référence africaine en matière de conservation. Cette SPANB 2022-2030 doit désormais servir de cadre pour concilier croissance économique, exploitation raisonnée des ressources naturelles et préservation des écosystèmes.

Le défi de la mise en œuvre : entre volonté politique et moyens concrets

Selon Mme Tsayi Mouvagha, coordinatrice de la stratégie, « l’enjeu majeur réside désormais dans la diffusion et l’appropriation de ce plan par l’ensemble des acteurs : administrations, entreprises, populations locales et société civile. Sans leur engagement, cette feuille de route risque de rester lettre morte ».

La réussite de cette stratégie dépendra notamment de l’allocation de budgets dédiés et de l’implication active des collectivités territoriales, des acteurs économiques et des communautés vivant à proximité des zones protégées.