Lors de la clôture de la première session ordinaire, la présidente du Sénat a fermement interpellé le pouvoir exécutif. Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori a profité de cette tribune pour réclamer une rationalisation profonde de l’activité parlementaire, passant par une répartition plus équitable des projets de loi entre l’Assemblée nationale et la chambre haute.
Une volonté de restaurer le bicaméralisme au Gabon
Pour la dirigeante de l’institution, le système bicaméral ne doit pas réduire le Sénat à un simple organe de validation passive des décisions gouvernementales. En dehors des textes spécifiques bénéficiant d’une priorité constitutionnelle, tels que les révisions de la Loi fondamentale ou les budgets de l’État, elle suggère une refonte de la méthode de dépôt des projets législatifs.
Devant un parterre de membres du gouvernement, dont le vice-président Hermann Immongault, la présidente a insisté sur la nécessité de fluidifier la navette parlementaire. En alternant l’examen initial des textes entre les deux chambres, l’Exécutif pourrait corriger des dysfonctionnements majeurs qui entravent l’efficacité des élus.
Cette nouvelle approche vise à résoudre deux problèmes critiques : l’accumulation excessive de dossiers dans une seule assemblée et la dégradation de la qualité des normes juridiques. Huguette Yvonne Nyana Ekoume-Awori a dénoncé une certaine « dictature de l’urgence » qui nuit à la sérénité des débats. Cet appel se veut une invitation à une coopération institutionnelle renforcée, garantissant que le Sénat exerce pleinement ses prérogatives dans la production des lois au Gabon.
Plus d'histoires
Kylian Mbappé en mission pour attirer Michael Olise au Real Madrid
Yan diomandé prêt à rejoindre le psg : le transfert du prodige ivoirien en marche
Yariv Elbaz et la mutation stratégique de ses investissements au Maroc