28 avril 2026

Frfm face à la can 2025 : le tribunal arbitral du sport impose un délai jusqu’au 7 mai

Le Maroc dispose d’un délai juridique crucial pour défendre ses intérêts dans l’affaire de la CAN 2025

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) dispose d’un délai impératif jusqu’au 7 mai pour soumettre son mémoire de défense devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Cette échéance s’inscrit dans le cadre d’un contentieux opposant la FRMF à la Fédération sénégalaise de football (FSF) et à la Confédération africaine de football (CAF).

Le TAS a officiellement enregistré, le 25 mars, l’appel déposé par la FSF contre la CAF et la FRMF. Conformément aux règles procédurales en vigueur, la partie appelante dispose de vingt jours pour déposer son mémoire d’appel, détaillant ses arguments juridiques. Les parties défenderesses bénéficient ensuite d’un délai identique pour y répondre.

illustration du litige autour de la finale de la CAN 2025

La FSF a demandé une suspension de la procédure, ce qui empêche pour l’instant le TAS de fixer un calendrier précis ou de planifier une audience éventuelle.

D’après des informations internes, la FRMF prépare un dossier juridique robuste, élaboré avec rigueur et sérénité. L’instance marocaine affiche une confiance marquée quant à l’issue de cette procédure.

Le TAS, garant d’une résolution équitable et rapide

Matthieu Reeb, directeur général du TAS, a souligné : « Le TAS dispose de tous les outils nécessaires pour trancher ce type de litiges, avec l’intervention d’arbitres spécialisés et indépendants. Nous comprenons l’impatience des équipes et des supporters à obtenir une décision définitive. Notre objectif est de mener cette procédure dans les meilleurs délais, tout en assurant un procès équitable à chaque partie. »

Les origines du conflit autour de la finale de la CAN 2025

La FSF conteste la décision rendue le 17 mars par le Jury d’appel de la CAF, qui a validé la victoire sur tapis vert du Maroc en finale. Cette décision fait suite à un recours introduit par la FRMF, s’appuyant sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition.

Le 18 janvier, lors du match final, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant seize minutes, sur ordre de leur entraîneur Pape Thiaw, en protestation contre un penalty accordé au Maroc en fin de partie.

Initialement, le Sénégal s’était imposé grâce à un but de Pape Gueye à la 94e minute, avant que la décision du 17 mars ne vienne bouleverser le résultat de la rencontre.