26 mai 2026

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Finale PSG-Arsenal en Île-de-France : le défi sécuritaire des rassemblements de supporters

À quelques jours de la finale de Ligue des Champions opposant le Paris Saint-Germain à Arsenal le 30 mai, l’Île-de-France se prépare à l’événement dans un contexte de sécurité renforcée. Alors qu’aucune fan zone ne sera mise en place à Paris, plusieurs communes de la région parisienne envisagent des célébrations, confrontées à un véritable casse-tête sécuritaire pour la retransmission du match PSG-Arsenal.

La préfecture de police a exprimé sa réticence à autoriser des rassemblements massifs dans la capitale, citant la mobilisation importante des forces de l’ordre pour trois concerts majeurs prévus simultanément au Stade de France, à La Défense Arena et à l’Accor Arena. Pour les supporters parisiens, une alternative est proposée : une diffusion sur écran géant au Parc des Princes, avec des billets disponibles dès 19 euros. Les bars et restaurants de la ville se tiendront également prêts à accueillir les fans.

Dialogue continu avec les autorités préfectorales

Les fan zones se feront rares pour cette finale tant attendue. Dans les Hauts-de-Seine, aucune n’est encore annoncée, le préfet Alexandre Brugère ayant d’ailleurs conseillé aux maires de ne pas en organiser, afin de concentrer les forces de l’ordre sur Paris. En Seine-Saint-Denis, les discussions se poursuivent entre le préfet et les édiles locaux. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, a clairement indiqué vouloir des garanties de la préfecture concernant les dispositifs de sécurité pour les fan zones. Il a également souligné le désir d’acteurs associatifs de proposer des « fan zones populaires, des fan zones citoyennes », qu’il souhaite soutenir si la sécurité est assurée.

Néanmoins, des initiatives se dessinent. Des fan zones sont prévues à Trappes et à Carrières-sous-Poissy. Un événement d’envergure est aussi programmé au Camp des Loges, à Saint-Germain-en-Laye, bastion historique du PSG, avec une capacité d’accueil de 8 000 personnes. Ce site fermé offre un cadre plus facile à sécuriser que l’espace public, d’autant plus que la France reste sous le dispositif Vigipirate « urgence attentat ». Arnaud Péricard, maire de Saint-Germain-en-Laye, a d’ailleurs constaté qu’organiser un événement public en extérieur est « quasiment impossible », un enjeu qui, selon lui, « dépasse le cadre du football ».

L’absence de fan zones : un constat d’échec ?

Pour Maître Cyril Dubois, avocat du collectif de supporters Ultras Paris, le football devrait retrouver sa place dans l’espace public. Il déplore l’incapacité à créer des événements populaires sans débordements. « Qu’on n’arrive plus à créer ces événements populaires qui rassemblent sans qu’il y ait de casse, oui c’est un échec, mais surtout on n’essaye même plus de créer des fan-zones à Paris », affirme-t-il. L’avocat rappelle que l’absence de fan zones lors de la demi-finale n’avait pas empêché les fauteurs de troubles de sévir. Après la victoire en demi-finale contre le Bayern, 127 personnes avaient été interpellées dans l’agglomération parisienne. L’année précédente, la finale avait entraîné 491 arrestations et la mort de deux personnes à Paris et Dax, en marge des célébrations.