Le maire de Paris a finalement abandonné l’idée d’installer une fan zone pour la finale de la Ligue des champions opposant le PSG à Arsenal. Cette décision s’inscrit dans un contexte sécuritaire déjà complexe, où les forces de l’ordre sont fortement sollicitées.

Emmanuel Grégoire, premier magistrat de la capitale, a fait marche arrière concernant la création d’un espace de retransmission publique pour la rencontre du 30 mai. Cette volte-face fait suite à des réticences exprimées par la préfecture de police, soucieuse de ne pas alourdir davantage la charge sécuritaire en cette période déjà dense.

Le renoncement à ce projet a été acté après un échange entre le maire et le ministre de l’Intérieur. Emmanuel Grégoire avait initialement évoqué son intention d’organiser un événement gratuit pour les supporters, mais a dû revoir ses ambitions à la baisse. Interrogé en conférence de presse, il avait reconnu que « ce n’est pas le bon moment », alors que la préfecture s’était déclarée « défavorable » à cette initiative dès le week-end précédent.

Un calendrier chargé pour les forces de l’ordre

Le 30 mai s’annonce comme une journée particulièrement chargée pour les autorités. Plusieurs concerts majeurs sont prévus simultanément : celui de la chanteuse Aya Nakamura au Stade de France, celui du rappeur Damso à La Défense Arena et celui du chanteur Bouss à l’Accor Arena. Ces événements mobiliseront un nombre conséquent de policiers et de gendarmes, limitant ainsi les possibilités d’accueil pour d’autres rassemblements.

Une retransmission sur écran géant au Parc des Princes reste envisagée, bien qu’elle nécessite elle aussi une mobilisation importante des forces de l’ordre. Emmanuel Grégoire a toutefois réaffirmé sa volonté de promouvoir, à l’avenir, des « événements publics et gratuits » dans la capitale, malgré l’annulation de cette fan zone.

Les célébrations consécutives à la demi-finale victorieuse du PSG face au Bayern ont laissé des traces : 127 personnes interpellées dans l’agglomération parisienne, onze blessés dont un gravement, ainsi que 23 policiers légèrement touchés. L’an passé, après le sacre en Ligue des champions, plus de 500 interpellations avaient été recensées, après des incidents survenus à Paris et en région.

Le ministre de l’Intérieur avait déjà exprimé ses craintes après l’annonce « unilatérale » faite par le maire parisien le 6 mai, au soir de la qualification du club francilien en finale. Eric Schahl, élu d’opposition, a critiqué le « rétropédalage » d’Emmanuel Grégoire et son manque de concertation avec les maires d’arrondissements.