Le FDR dénonce la présence d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale et exige son exclusion immédiate
Le Front pour la Défense de la République (FDR), mené par Khalifa Sall et ses alliés politiques, a officiellement réclamé l’éviction d’Ousmane Sonko de ses fonctions de député à l’Assemblée nationale. Dans un communiqué rendu public ce mercredi, la coalition qualifie sa présence de « manifestement illégale et illégitime ».
Le FDR salue par ailleurs l’union de 147 partis et mouvements qui, le 24 mai, ont signé une déclaration commune pour s’opposer à ce qu’ils considèrent comme une « tentative de déstabilisation institutionnelle » orchestrée par le PASTEF. La coalition se réjouit également de la saisine du Conseil constitutionnel par les députés de l’opposition, une démarche visant à faire respecter l’État de droit.
Un mandat parlementaire contesté sur le plan juridique
Le FDR s’appuie sur l’article LO172 du Code électoral, qui stipule qu’un ministre élu député perd automatiquement son mandat s’il ne démissionne pas du gouvernement dans les huit jours suivant son élection. Selon la coalition, le PASTEF aurait tenté de contourner cette règle en modifiant le règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Toutefois, le FDR estime que cette modification est doublement inconstitutionnelle :
- L’article 54 de la Constitution impose que toute adaptation des règles électorales soit encadrée par une loi organique inscrite dans le Code électoral, et non intégrée de manière détournée dans un règlement interne.
- L’introduction de la notion de « suppléants de députés » dans le règlement viole le cadre légal sénégalais, qui ne reconnaît cette catégorie que dans le cadre des scrutins majoritaires départementaux et proportionnels.
Pour le FDR, le PASTEF a ainsi enfreint la Constitution, le Code électoral et le règlement intérieur de l’Assemblée, dont l’article premier limite strictement la portée à l’organisation interne de l’institution.
Appel à la mobilisation des forces républicaines
En conclusion de son communiqué, le FDR invite les forces vives du pays à se rassembler autour d’un « plan d’action concerté » pour faire respecter les lois de la République. La coalition mise sur une pression collective pour contraindre les institutions à appliquer les textes en vigueur et écarter toute tentative de contournement des règles démocratiques.
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