Dengue au Mali : l’épidémie s’étend à Bamako et dans plusieurs régions
Les autorités sanitaires maliennes sont en alerte maximale. Après une résurgence des violences dans le nord du pays, une autre menace sanitaire se profile : la dengue, une maladie virale transmise par les moustiques Aedes aegypti.

12 cas confirmés de dengue détectés dans le pays
Cette infection, souvent confondue avec le paludisme en raison de symptômes similaires (fièvre, douleurs musculaires, fatigue), a été officiellement identifiée au Mali. Douze cas ont été confirmés dans des communes de Bamako ainsi que dans les districts de Kalaban Coro et Koulikoro.
Kalif Keita, directeur général adjoint de la Santé et de l’Hygiène Publique, précise : « La majorité des personnes touchées sont des adultes, principalement des hommes. »
Une maladie qui n’est pas nouvelle pour le Mali
Le Mali n’est pas à son premier contact avec la dengue. Cette infection y a été détectée pour la première fois en 2008. Depuis, elle a réémergé à plusieurs reprises : en 2017, 2019, et plus récemment en début d’année, notamment au Burkina Faso, à la frontière avec le Mali.
Face à cette menace récurrente, les autorités sanitaires maliennes ont renforcé leur système de surveillance. Pourtant, la collecte de données reste insuffisante en raison d’un manque de moyens de diagnostic et d’une symptomatologie proche de celle du paludisme.
Prévention et vigilance : les clés pour limiter la propagation
Avec l’arrivée de la saison des pluies, propice à la prolifération des moustiques, la situation exige une attention accrue. Les autorités sanitaires appellent à la vigilance et à l’application rigoureuse des mesures de prévention, notamment pour les habitants du Mali et les voyageurs.
Parmi les gestes recommandés :
- éliminer les eaux stagnantes autour des habitations ;
- utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide ;
- porter des vêtements longs en soirée ;
- appliquer des répulsifs cutanés.
Ces précautions sont essentielles pour réduire les risques de transmission et éviter une flambée épidémique.
Pourquoi la dengue est-elle sous-diagnostiquée en Afrique ?
En Afrique, la dengue est souvent confondue avec d’autres maladies tropicales comme le paludisme ou la fièvre jaune. Le manque de tests de dépistage accessibles et la similitude des symptômes compliquent son identification précoce. Résultat : de nombreux cas passent inaperçus, retardant la prise en charge et favorisant la propagation.
Face à ce défi, les experts soulignent l’urgence d’investir dans des outils de diagnostic rapides et dans la formation des soignants pour améliorer la détection et la gestion de cette maladie.
Que faire en cas de suspicion de dengue ?
Si vous présentez des symptômes évocateurs (fièvre élevée, maux de tête intenses, douleurs articulaires ou musculaires, nausées), consultez rapidement un professionnel de santé. Un diagnostic précoce permet d’éviter les complications, notamment chez les personnes vulnérables (femmes enceintes, jeunes enfants, personnes âgées).
En attendant, restez informé et adoptez les gestes de prévention pour vous protéger et protéger votre entourage.
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