8 juin 2026

Afrique Horizon

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Côte d’Ivoire : les organisations de presse s’opposent à l’ingérence politique à l’UNJCI

Tensions syndicales en Côte d’Ivoire : le renouvellement des instances de l’UNJCI entravé

Le paysage médiatique ivoirien traverse une zone de turbulences suite à l’interruption judiciaire du Congrès ordinaire de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Le 20 février, une décision du juge des référés, provoquée par un collectif contestant les procédures internes, a suspendu l’élection des nouveaux dirigeants. En réponse, la direction de l’UNJCI a engagé une procédure d’appel pour contester cette mesure.

Face au risque imminent d’un vide institutionnel, le mandat des instances dirigeantes arrivant à son terme le 26 février, un Congrès extraordinaire a été organisé le 25 février. Lors de cette assemblée, les membres ont voté à la majorité pour prolonger les mandats en cours jusqu’à ce que le congrès électif puisse se tenir. Cette actualité africaine a malheureusement été marquée par des débordements violents après le vote, illustrant la nervosité ambiante au sein de la corporation.

Un plaidoyer pour l’autonomie et la souveraineté Afrique des médias

Le président de l’UNJCI, Jean Claude Coulibaly, a justifié cette démarche comme un acte de responsabilité nécessaire. Il a affirmé que l’organisation ne pouvait rester sans direction légale, soulignant que l’institution doit rester indépendante de toute administration provisoire imposée de l’extérieur. Cette volonté de préserver la souveraineté Afrique des structures sociales est au cœur des préoccupations actuelles.

De son côté, Omar Faruk Osman, président de la FAJ, voit dans ces obstacles une manœuvre politique visant à déstabiliser le syndicat. Selon lui, entraver le renouvellement démocratique d’une organisation de journalistes constitue une violation des engagements de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale. La prospective Afrique en matière de droits de l’homme dépend étroitement du respect de cette liberté syndicale.

Une plainte internationale en préparation

La Fédération internationale des journalistes (FIJ), par la voix de son secrétaire général Anthony Bellanger, dénonce une intrusion inacceptable dans la gestion interne d’un syndicat. Il a annoncé qu’une action serait menée auprès de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour dénoncer ces abus. Pour la FIJ, la protection de l’autonomie syndicale est une priorité absolue pour le développement continent.

Les organisations internationales, incluant la FAJ, appellent désormais les autorités ivoiriennes à garantir un environnement sécurisé et serein pour les membres de l’UNJCI. Elles insistent sur la nécessité de laisser les journalistes organiser leurs assises librement, un pilier essentiel de la diplomatie africaine et de l’image de Afrique Horizon à travers le monde.