Tuareg rebels of the Azawad Liberation Front (FLA) coalition ride on the back of a pickup truck in Kidal, on April 26, 2026. April 25, 2026's shock attacks, synchronised by Tuareg rebels of the Azawad Liberation Front (FLA) coalition and the jihadist Group for the Support of Islam and Muslims (JNIM), targeted several areas in the vast arid country. Fighting resumed on April 26 in several areas, including Kita near Bamako, Kidal, Gao and Severe. Tuareg rebels meanwhile announced an agreement allowing Russian forces backing Mali's army to withdraw from the northern city of Kidal, which they claimed was "totally" under their control. (Photo by AFP) / The erroneous mention[s] appearing in the metadata of this photo by - has been modified in AFP systems in the following manner: [Removes byline]. Please immediately remove the erroneous mention[s] from all your online services and delete it (them) from your servers. If you have been authorized by AFP to distribute it (them) to third parties, please ensure that the same actions are carried out by them. Failure to promptly comply with these instructions will entail liability on your part for any continued or post notification usage. Therefore we thank you very much for all your attention and prompt action. We are sorry for the inconvenience this notification may cause and remain at your disposal for any further information you may require.
Le Jnim : un groupe djihadiste en embuscade aux portes de Bamako
Le Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Jnim), affilié à Al-Qaïda, représente aujourd’hui la menace terroriste la plus redoutable du Sahel. Avec une offensive coordonnée aux côtés des rebelles touaregs, ce groupe assoit son emprise sur le Mali et menace directement la capitale, Bamako. Décryptage de cette organisation djihadiste aux ambitions déstabilisatrices.
Origines et expansion du Jnim : une alliance djihadiste aux racines profondes
Fondé officiellement le 2 mars 2017, le Jnim résulte de la fusion de quatre groupes armés actifs dans le Sahel. Cette coalition, placée sous l’égide d’Al-Qaïda, a rapidement gagné en puissance après le retrait des forces françaises de l’opération Barkhane. Son leader, Iyad Ag Ghali, figure charismatique aux origines touarègues et ancien diplomate, en est l’émir incontesté.
Avec environ 5 000 combattants, le Jnim a su s’imposer comme l’acteur majeur de l’insurrection malienne. Son influence s’étend désormais bien au-delà des frontières du Mali, posant un défi sécuritaire sans précédent pour la région.
Une idéologie radicale : vers un émirat islamique au Sahel
L’objectif du Jnim est clair : instaurer un émirat islamique dans le Sahel, en s’appuyant sur une interprétation rigoriste de l’islam. Ce projet s’accompagne d’une stratégie militaire agressive, marquée par des offensives ciblées et des blocus économiques pour affaiblir les autorités locales.
En septembre 2025, le groupe a imposé un blocus économique autour de plusieurs villes, préparant le terrain pour une confrontation d’ampleur. Fin avril, une offensive conjointe avec les rebelles touaregs a été lancée contre la junte militaire au pouvoir à Bamako, confirmant la détermination du Jnim à renverser l’ordre établi.
Un contexte régional explosif
- Affaiblissement des forces gouvernementales : Les militaires maliens, malgré l’appui de mercenaires russes, peinent à contenir l’avancée du Jnim.
- Alliance avec les Touaregs : La collaboration entre djihadistes et rebelles touaregs complique la lutte contre l’insurrection.
- Menace sur Bamako : La capitale, déjà fragilisée, pourrait tomber aux mains du Jnim, aggravant la crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.
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