14 juillet 2026

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Centrafrique : le ministère de l’Économie forestière intervient face aux pratiques illégales des exploitants

Centrafrique : le ministère de l’Économie forestière intervient face aux pratiques illégales des exploitants

En Centrafrique, les autorités de l’Économie forestière viennent de rappeler à l’ordre plusieurs exploitants forestiers qui, selon les informations recueillies, auraient adopté des méthodes controversées inspirées de groupes paramilitaires pour contourner les obligations légales. Parmi ces irrégularités, le refus de s’acquitter des taxes d’abattage figure en tête de liste des manquements signalés.

Ces pratiques, jugées illégales et contraires aux réglementations en vigueur, exposent les entreprises concernées à des sanctions administratives. Le ministère a d’ores et déjà pris des mesures pour faire respecter la loi et rétablir l’ordre dans un secteur déjà fragilisé par des années de tensions économiques et sécuritaires.

Des méthodes inspirées des groupes armés : une menace pour la légalité

Les investigations menées par les services du ministère révèlent une stratégie délibérée pour échapper aux contrôles. En s’inspirant des méthodes utilisées par certains groupes paramilitaires, ces exploitants tentent de s’affranchir des règles encadrant l’exploitation forestière. Une telle approche, loin de favoriser la transparence, risque d’aggraver la crise économique dans un pays où les ressources naturelles jouent un rôle clé.

Les autorités compétentes ont d’ailleurs souligné que ces agissements sapent les efforts de reconstruction et compromettent les recettes fiscales indispensables au développement national.

Les taxes d’abattage : un impôt essentiel pour l’État

L’une des principales obligations ignorées par ces exploitants concerne le paiement des taxes d’abattage. Ces dernières constituent une source majeure de revenus pour l’État et financent des projets sociaux et infrastructurels. Leur non-paiement prive donc le pays de ressources cruciales, dans un contexte où chaque franc compte pour la relance économique.

Le ministère a rappelé que ces taxes ne sont pas optionnelles et que leur évasion expose les contrevenants à des poursuites judiciaires. Des équipes de contrôle sont déjà déployées sur le terrain pour vérifier la conformité des exploitations et sanctionner les fraudeurs.

Les conséquences d’une économie parallèle

L’exploitation forestière illégale ne se limite pas à la fraude fiscale. Elle favorise également le trafic de bois et encourage des circuits parallèles qui échappent à tout contrôle. Ces activités illicites alimentent des réseaux criminels et menacent la stabilité du secteur, déjà fragilisé par des années de conflits.

Face à cette situation, le gouvernement centrafricain a réaffirmé sa volonté de rétablir un cadre légal strict. Les acteurs du secteur sont appelés à se conformer aux lois pour éviter des mesures radicales, comme la suspension des licences d’exploitation ou des amendes dissuasives.

Un secteur sous haute surveillance

Les autorités ont annoncé une campagne de sensibilisation auprès des exploitants pour leur rappeler leurs obligations. En parallèle, des contrôles inopinés seront renforcés pour détecter et sanctionner les irrégularités. L’objectif est clair : assurer une gestion durable des ressources forestières tout en garantissant la transparence et la légalité.

Dans un pays où la forêt représente une richesse inestimable, le respect des règles n’est pas une option, mais une nécessité pour l’avenir de la Centrafrique.