À Ouagadougou, les acteurs de l’aquaculture burkinabè ont entériné et présenté le 8 juin 2025 une série de documents stratégiques visant à encadrer et orienter durablement le développement de la filière. Cette validation inclut le diagnostic du secteur, le parcours d’investissement et un guide opérationnel, conçus pour servir de référence aux politiques publiques et aux investissements privés dans le domaine aquacole.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme régional Sahel RESILAND, qui entend renforcer la résilience des paysages sahéliens et des communautés locales. Le programme met l’accent sur la gestion durable des terres et des ressources en eau, la restauration des écosystèmes dégradés, ainsi que la diversification des activités économiques en milieu rural, dans le but de créer des emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.
Au cœur de cette architecture, le pilier consacré aux connaissances joue un rôle essentiel. Il vise à éclairer les décisions publiques, à structurer les interventions futures et à promouvoir des solutions adaptées aux réalités locales. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’initiative Africa Sustainable Aquaculture, qui couvre plusieurs pays du Sahel, dont le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad. Son objectif est de produire des diagnostics nationaux approfondis et de définir des trajectoires d’investissement cohérentes pour un développement durable de l’aquaculture.
Les travaux menés ont permis d’établir un état des lieux actualisé de la filière aquacole burkinabè, mettant en évidence ses potentiels et ses contraintes structurelles. Ils ont également abouti à l’élaboration d’un parcours d’investissement identifiant les priorités stratégiques, les besoins de financement et les mécanismes de mise en œuvre, ainsi qu’un guide destiné à accompagner les porteurs de projets publics et privés dans leurs initiatives.
Présidant la rencontre, Issiaka Zouri, chargé d’études au Secrétariat général du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, a salué l’engagement des différents acteurs ayant contribué à ces résultats. Il a souligné la cohérence de cette démarche avec les ambitions nationales en matière de développement des productions animales et halieutiques, notamment portées par l’Offensive agropastorale et halieutique.
Selon lui, le Burkina Faso dispose d’atouts considérables, en particulier des ressources hydriques importantes et un potentiel halieutique encore sous-exploité. Dans cette perspective, la mise en œuvre effective des orientations issues de ces travaux devrait contribuer à structurer davantage la filière, renforcer la production nationale de poisson, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, tout en ouvrant de nouvelles opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.
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