5 juin 2026

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Burkina Faso : les nouvelles règles pour reconnaître une ville

Le gouvernement du Burkina Faso a franchi une étape majeure dans la modernisation de son aménagement territorial. Lors d’un Conseil des ministres présidé par le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’État, un décret redéfinissant les critères de reconnaissance des villes a été adopté, s’adaptant ainsi aux enjeux actuels du pays.

Cette réforme s’inscrit dans un contexte où l’urbanisation rapide, les changements démographiques et les défis sécuritaires redessinent profondément les paysages urbains burkinabè. Elle répond également à la nécessité de mieux structurer les territoires pour favoriser un développement équilibré et durable.

Qu’est-ce qu’une ville au Burkina Faso aujourd’hui ?

Le nouveau décret établit une définition claire et précise. Une localité est désormais considérée comme une ville si elle remplit les conditions suivantes au sein d’une commune de plein exercice :

  • une agglomération construite sans discontinuité ;
  • une population minimale de 15 000 habitants ;
  • un accès garanti à l’eau potable ;
  • une desserte électrique complète ;
  • un réseau de transport fonctionnel ;
  • une économie dominée par les secteurs secondaire et tertiaire.

Par ailleurs, le texte accorde automatiquement le statut de ville à deux types de localités :

  • tous les chefs-lieux de province ;
  • tous les chefs-lieux de communes, quelle que soit leur taille.

Une classification urbaine pour des politiques ciblées

Le décret introduit une catégorisation des villes en trois niveaux, afin d’adapter les politiques publiques à leurs réalités spécifiques :

  • les villes métropoles ;
  • les villes moyennes ;
  • les petites villes.

Cette organisation vise à renforcer l’efficacité des stratégies d’aménagement, de gestion des infrastructures et de gouvernance territoriale, en offrant un cadre plus adapté aux besoins de chaque espace urbain.

Pour le gouvernement, cette réforme est un outil stratégique essentiel. Elle actualise une définition devenue obsolète depuis la mise en place de la Politique nationale de l’habitat et du développement urbain en 2008. Désormais, l’État et les collectivités disposent d’un référentiel moderne pour piloter le développement urbain, optimiser la gestion des ressources et répondre aux exigences d’une population en constante évolution.