24 juillet 2026

Afrique Horizon

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Boucle haute tension 225 kv Nord de Bamako : le Mali sécurise son financement à 166 millions d’euros

Le gouvernement du Mali a finalisé l’accord de financement pour la réalisation de la boucle haute tension 225 kV Nord de Bamako, un projet stratégique estimé à 166 millions d’euros. Ce réseau électrique, qui constituera le pilier du système d’alimentation de la capitale et de ses zones environnantes, permettra de raccorder 10 000 nouveaux foyers et petites entreprises. Parallèlement, il vise à renforcer la qualité de l’électricité pour une quarantaine d’industries locales, selon les données de la Banque Africaine de Développement (BAD).

une infrastructure clé pour la stabilité énergétique du Mali

Le projet de la boucle 225 kV Nord de Bamako s’articule autour d’une ligne double circuit de près de 103 kilomètres, reliant les localités de Kodialani, Kambila, Safo et Dialakorobougou. En complément, il prévoit l’extension de deux postes de transformation existants et la construction de trois nouveaux, dont deux seront implantés à Safo et un à Kénié. Ces aménagements visent à optimiser la distribution de l’énergie et à répondre aux besoins croissants d’une région en pleine expansion.

plusieurs partenaires financiers engagés dans le projet

Dès le mois de juillet, le projet franchit une étape décisive avec la validation par le Conseil national de transition (CNT) du Mali des accords de prêt signés entre la BAD et l’État malien. Cette approbation intervient après plusieurs autres financements obtenus auprès d’institutions internationales. Parmi ceux-ci figurent un prêt de 68 millions d’euros octroyé par la Banque islamique de développement en décembre 2025, un engagement de 43,7 millions d’euros de la Banque ouest-africaine de développement en mai 2025, ainsi qu’un financement initial de 45 millions d’euros accordé par la Banque européenne d’investissement dès décembre 2020.

une répartition innovante des fonds pour maximiser l’impact

L’enveloppe allouée par la BAD se compose de plusieurs instruments financiers adaptés aux besoins du projet. Le Fonds africain de développement, dédié aux prêts à taux préférentiels, a contribué à hauteur de 30,8 millions d’euros. La Facilité d’appui à la transition a, quant à elle, apporté 16,6 millions d’euros, tandis que le Fonds d’investissement climatique a octroyé 4,4 millions d’euros en prêt et 5,9 millions d’euros en don. Le Fonds vert pour le climat a également participé avec un don de 1,9 million d’euros. À ces apports, s’ajoute une contribution de 3,6 % du coût total assurée par le gouvernement malien. Ces financements représentent ensemble 36,13 % de l’investissement global nécessaire.

Les retombées de ce projet dépassent le cadre immédiat de Bamako. Comme l’indique la BAD dans ses communications, cette infrastructure renforcera la capacité du Mali à absorber l’énergie issue de futures sources d’alimentation. Parmi celles-ci figurent l’interconnexion avec la Guinée, le développement de la ligne Manantali 2, ainsi que la mise en service de centrales solaires à Kambila et Safo, des initiatives qui contribueront à une production énergétique plus durable et équilibrée.