Bilan alarmant des intempéries en Côte d’Ivoire
Plus de 59 victimes ont été recensées en Côte d’Ivoire depuis le mois de mai 2026 à cause des inondations dévastatrices. À Attécoubé, l’une des communes les plus touchées, le bilan s’élève à plus de 20 décès, principalement dus aux glissements de terrain et aux submersions rapides dans les quartiers précaires.
Démolitions d’urgence dans cinq quartiers sensibles
La mairie d’Attécoubé a lancé, le 13 juillet 2026, une vaste opération de démolition ciblée dans cinq zones à haut risque : Nématoulaye, Djéné écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attécoubé 3. Ces quartiers, marqués par une urbanisation anarchique, sont régulièrement frappés par les intempéries.
Dès le 10 juillet, un ordre d’évacuation écrit avait été notifié aux occupants des habitations concernées. Les travaux, débutés le 13 juillet, consistent en des démolitions partielles et la suppression des toitures pour éviter tout retour des résidents. Les engins lourds interviennent quartier par quartier jusqu’au 24 juillet, selon le calendrier établi.
Urgence sanitaire et sécurité publique
Les autorités locales justifient ces destructions par la nécessité de limiter les risques sanitaires et les dangers liés aux intempéries. Les habitations installées sur des pentes instables ou dans des zones inondables se sont révélées particulièrement vulnérables lors des pluies diluviennes qui s’abattent sur Abidjan chaque saison humide.
Ces opérations s’inscrivent dans une démarche plus large de restructuration urbaine, visant à assainir les quartiers informels et à prévenir de futures catastrophes. Les services municipaux collaborent avec les comités de restructuration des quartiers (CREQ) pour faciliter le dialogue avec les populations affectées.
Un défi majeur pour la gestion urbaine
Attécoubé, l’une des dix communes du district autonome d’Abidjan, concentre une population dense et majoritairement modeste. L’habitat précaire y est fréquent, souvent construit sur des terrains non viabilisés, aggravant les risques lors des inondations.
La question de l’urbanisation désordonnée et de l’assainissement des zones à risque revient systématiquement après chaque saison des pluies meurtrière. Les autorités peinent à concilier impératifs de sécurité et respect du droit au logement, dans un contexte de croissance démographique soutenue.
Prochaines étapes et accompagnement des familles
Les démolitions doivent s’achever d’ici le 24 juillet dans les cinq secteurs prioritaires. Les modalités d’accompagnement des familles évacuées restent à préciser. La mairie a salué le civisme des habitants, qui ont libéré les sites sans opposition majeure.
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