14 mai 2026

Affaire Senegal Maroc can 2025 : la caf sous pression

Affaire Sénégal-Maroc à la CAN 2025 : une décision de la CAF contestée en interne

Le suspense autour du titre de champion d’Afrique continue de s’épaissir. Deux mois après l’attribution controversée du trophée au Maroc par la Confédération africaine de football (CAF), le Sénégal maintient sa contestation devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Pire encore : un membre clé du jury d’appel de la CAF vient de lever le voile sur des dissensions internes majeures.

Dans une interview exclusive, Faustino Varela Monteiro, vice-président de la commission disciplinaire, a révélé son opposition farouche à la sanction prononcée. « Je ne partage absolument pas cette décision », a-t-il déclaré, révélant avoir été le seul à voter contre un verdict qu’il juge injuste pour les Lions de la Teranga.

« Il est impossible pour moi d’adhérer à l’interprétation retenue par la majorité. Quand l’arbitre valide la fin du match, cela signifie qu’il n’y a pas eu d’abandon. Imposer une sanction contraire revient à trahir l’esprit sportif. »

Une décision de la CAF fragilisée par les déclarations

Le dirigeant a également mis en lumière une contradiction majeure : « Si l’issue d’un match peut être modifiée a posteriori, alors l’autorité des décisions disciplinaires perd toute légitimité ». Il a par ailleurs rappelé que le TAS ne réexaminera le cas que sous des conditions strictes : « en présence de preuves tangibles d’arbitraire ou de malveillance ».

Retour sur les faits : le 18 janvier à Rabat, le Sénégal s’est imposé 1-0 en prolongation face au Maroc, grâce à un but de Pape Gueye. Le match avait été interrompu près de 15 minutes après la sortie des joueurs sénégalais, en protestation contre un penalty accordé aux Marocains dans les arrêts de jeu. Brahim Diaz avait finalement échoué à convertir cette occasion décisive.

Enjeux et perspectives pour la CAF

Cette affaire soulève des questions cruciales sur l’équité des décisions prises par l’instance dirigeante du football africain. Entre pression médiatique et exigence de transparence, la crédibilité de la CAF est plus que jamais mise à l’épreuve. Le Sénégal, quant à lui, mise sur la justice sportive pour faire entendre sa version des événements.